Un vent de crise soufflerait sur l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC Polytechnique). Selon une correspondance individuelle,
59 agents non fonctionnaires auraient été officiellement informés de la cessation de leurs activités à compter du 1er janvier 2027.
Des décennies de service menacées
Cette mesure frapperait de plein fouet des travailleurs dont certains cumuleraient entre 10 et 20 ans d’ancienneté au sein de l’établissement. Recrutés à l’origine par l’ISTC, ces agents avaient vu la gestion de leur carrière et de leurs cotisations sociales (CNPS) confiée à la Société de Prestation de Service Divers (SIPSD) via un contrat de prestation de service.
Les employés concernés dénonceraient aujourd’hui un licenciement brutal, qui les laisserait sans accompagnement ni procédure formelle à l’approche de l’échéance de 2027.
Blocage budgétaire et statut de contractuel
Cette situation mettrait également en lumière la problématique récurrente du statut de contractuel. Nombre d’agents privilégieraient ce régime en raison de rémunérations échappant parfois aux grilles strictes de la fonction publique. Toutefois, plusieurs dossiers auraient essuyé un refus catégorique cette année lors des vérifications du contrôle budgétaire. Le contrôleur financier aurait en effet exprimé ses réserves, ne comprenant pas pourquoi l’État devrait prendre en charge des contractuels alors que les postes concernés existeraient déjà au sein de la fonction publique.
Un paradoxe au cœur de la stratégie de l’établissement
Cette vague de licenciements interviendrait dans un contexte particulièrement paradoxal. En effet, la décision tomberait au moment même où l’ISTC Polytechnique s’apprêterait à étendre son réseau avec l’ouverture d’une nouvelle antenne à Bouaké à l’occasion de la rentrée académique 2026-2027.
Alors que l’institution afficherait des ambitions d’expansion territoriale, la restructuration de son personnel historique susciterait une vive incompréhension et de vives inquiétudes.































