Le gouvernement camerounais a récemment frappé fort contre la cybercriminalité sexuelle. Le 4 juin 2025, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, a ordonné la fermeture du site Jedolo, accusé de promouvoir la pornographie et le proxénétisme impliquant des mineures.
Jedolo, un site de rencontres devenu vitrine de la prostitution
Présenté comme une simple plateforme de rencontres, Jedolo était en réalité, selon les autorités camerounaises, un espace favorisant des pratiques illégales, notamment la mise en contact de jeunes filles, parfois mineures, avec des hommes en échange de relations tarifées. La ministre a exprimé sa ferme indignation dans un communiqué, qualifiant le site de « marché en ligne du corps féminin ».
Elle a exigé l’arrestation des promoteurs du site et la mobilisation des autorités judiciaires et policières pour faire cesser toute activité liée à cette plateforme.
Et en Côte d’Ivoire ? Le phénomène gagne-t-il du terrain ?
Ce scandale soulève une question cruciale : qu’en est-il en Côte d’Ivoire ?
Depuis plusieurs mois, des plateformes similaires circulent dans l’ombre, souvent via des groupes privés sur les réseaux sociaux ou des sites discrets qui échappent à la régulation.
Si aucune action officielle n’a encore été annoncée à ce jour, le modèle Jedolo semble inspirer ou refléter une réalité bien présente à Abidjan, notamment dans certains quartiers étudiants ou en ligne, où des jeunes femmes s’organisent pour monétiser leur image ou proposer des services à la frontière de la légalité.
Face à cette situation, les autorités ivoiriennes resteront-elles silencieuses ou suivront-elles l’exemple du Cameroun en s’attaquant de front à ces nouvelles formes de prostitution numérique ?

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