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Jojo le Barbu dans « The Code » : « Personne n’est plus fort que moi dans le Rap Ivoire »

Dès le début de l’entretien, Jojo le Barbu (Tiédé Angï à l’état civil) affirme sa position avec une confiance inébranlable : « Côté talent, sincèrement, eux-mêmes ils savent : il n’y a pas quelqu’un qui est plus fort que moi. ». Cependant, il reconnaît lucidement que le succès aujourd’hui ne dépend plus uniquement du talent, mais des chiffres, des événements et des moyens financiers.

L’artiste explique son style particulier par son parcours : ayant appris à rapper au Ghana, son flow diffère de la norme ivoirienne. Ce mélange de Coupé-Décalé et de Rap Ivoire fait de lui un artiste polyvalent, capable d’écrire pour les autres et de passer du rap pur au style « Bolo« .

La remise en question : Le « Syndrome Manadja »

Un moment clé de l’interview a été sa réflexion sur le succès de Manadja Confirmé. Jojo confie avoir eu un déclic lorsque ce dernier a rempli le Palais de la Culture : « Manadja qui vient et qui te fait un palais… alors que toi, icône du Rap Ivoire, tu ne l’as pas encore fait… je me dis qu’il y a quelque chose qui ne va pas. ». C’est à ce moment qu’il a compris que la formule du succès résidait ailleurs que dans la simple maîtrise technique.

Réconciliation en direct avec Abomé l’Éléphant

L’un des moments les plus forts de l’émission fut l’évocation de sa relation avec Abomé l’Éléphant. Jojo a révélé qu’ils ne se parlaient plus depuis cinq mois, une situation qui le peinait au point d’avoir tatoué l’emblème de son ami sur le bras.

Yvidero, fidèle à son style direct, a appelé Abomé en plein direct. Il s’est avéré que la rupture n’était pas due à une animosité profonde, mais à une « jalousie d’amitié » et à des malentendus alimentés par l’entourage. Sous la pression amicale de l’animatrice, les deux artistes ont promis de sortir un titre ensemble sous un mois.

Entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis

Jojo le Barbu a également partagé des détails personnels sur sa famille, installée aux États-Unis. Son père, pasteur, et sa mère l’encouragent régulièrement à les rejoindre. Malgré les difficultés de l’autoproduction en Côte d’Ivoire, Jojo reste par passion : « C’est la musique qui me maintient ici. ». Il s’est toutefois fixé un ultimatum : si d’ici deux ans sa carrière n’explose pas davantage, il rejoindra sa famille pour sécuriser l’avenir de sa femme et de ses enfants.

Regards sur le Rap Ivoire

Interrogé sur ses pairs, Jojo a exprimé son respect pour le travail de Didi B, qu’il voit comme une inspiration plutôt qu’une source de pression. Il a également salué le parcours d’Imra et a revendiqué avoir été le premier à révéler le talent d’Améray.

L’entretien s’est achevé sur une note d’espoir. Malgré le sentiment d’être « sous-côté », Jojo le Barbu refuse de changer quoi que ce soit à son parcours s’il devait recommencer. Fort du soutien potentiel du Molare, qu’il a récemment approché, il espère que les deux prochaines années seront celles de la consécration, avec un rêve ultime : une collaboration aux États-Unis, peut-être sous le label de Jay-Z.

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