À Korhogo, un responsable de société, figure respectée et au-dessus de tout soupçon, est au cœur d’un scandale d’agression sexuelle sur un jeune fonctionnaire. Récit d’une trahison glacante rapporté par le quotidien Ivoir’Hebdo
Le piège de la fraternité
Tout commence sous les meilleurs auspices. Un jeune fonctionnaire, fraîchement affecté à Korhogo, cherche ses marques dans cette ville dynamique. Il croise la route d’un chef d’entreprise local, un homme « posé« , charismatique et surtout, passionné de football.
Entre les deux hommes, une complicité s’installe. On regarde les matchs ensemble, on discute tactique autour d’un verre, on partage des « after-works » pour décompresser de la semaine. Pour le jeune fonctionnaire, ce notable est un mentor, un grand frère qui facilite son intégration. Mais derrière les sourires et la passion du ballon rond, se tramait un plan diabolique.
La nuit du basculement
Un soir, ce qui devait être une énième soirée conviviale tourne au drame. Selon les faits rapportés, le responsable de société aurait profité d’un moment d’inattention pour droguer la boisson du jeune homme.
Une fois la victime plongée dans une inconscience totale, le prédateur a pu assouvir ses bas instincts, prenant « tout son temps » pour abuser de celui qu’il appelait son ami. Au réveil, le choc est total. Le jeune fonctionnaire découvre avec horreur que son intégrité physique a été violée et que son monde s’est écroulé.
« Les faits ne choisissent pas leurs camps », rappelle la Une d’Ivoir’Hebdo. Cette affaire prouve que le danger porte parfois le costume de la respectabilité.
Un traumatisme et des pressions
Aujourd’hui, le survivant doit faire face à une double peine : le traumatisme de l’agression et, selon certaines sources, de fortes pressions pour étouffer l’affaire. Dans une ville où tout le monde se connaît, s’attaquer à un responsable de société influent demande un courage immense.
Les résultats médicaux sont là, confirmant l’indicible.
La question qui brûle toutes les lèvres à Korhogo est simple : la loi s’appliquera-t-elle avec la même rigueur pour ce « notable » ? Ce n’est pas seulement le procès d’un homme, mais celui d’une méthode de prédation ignoble basée sur la soumission chimique.
