Longtemps symbole de convivialité et de simplicité, la banane braisée se fait de plus en plus rare sur les étals des rues abidjanaises. De 50 francs l’unité il y a quelques mois, elle se vend désormais entre 200 et 300 francs CFA. Un prix qui surprend les habitués et réduit l’accessibilité de ce met populaire.
Des vendeuses confrontées à la flambée des coûts
Les commerçantes interrogées justifient cette hausse par l’explosion des charges liées à leur activité. Transport des bananes devenu plus cher, carburant en hausse, taxes douanières sur les routes : autant de contraintes qui pèsent sur la chaîne d’approvisionnement. Résultat, le prix de vente grimpe pour compenser les pertes.
Un impact sur les consommateurs
Pour de nombreux Abidjanais, la banane braisée était le petit encas abordable, apprécié à toute heure de la journée. Désormais, certains hésitent à en acheter, réduisant leur consommation ou se tournant vers d’autres options. La crainte est que ce plat, jadis populaire et accessible à toutes les bourses, ne devienne un luxe réservé à quelques-uns.
Un reflet du coût de la vie
Au-delà du simple aliment de rue, cette flambée traduit une réalité plus large : l’impact direct de l’inflation et des coûts de transport sur le quotidien. La banane braisée, véritable patrimoine culinaire urbain, illustre à sa manière la pression économique qui s’exerce sur les ménages et les petits commerçants.
Ce petit encas de rue, jadis synonyme de simplicité et de partage, pourrait bien devenir le symbole d’un coût de la vie de plus en plus difficile à supporter.
