Une mesure entrée en vigueur ce 1ᵉʳ mai
La décision annoncée par le président chinois Xi Jinping à Addis‑Abeba lors du 39ᵉ sommet de l’Union africaine est maintenant effective : à compter du 1ᵉʳ mai 2026, la Chine applique un régime de droits de douane nuls sur l’ensemble des produits importés en provenance de 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques.
L’Eswatini reste la seule exception, car il reconnaît Taïwan, ce qui l’exclut de ce dispositif, ce qui illustre aussi la dimension politique de la mesure.
Une ouverture massive du marché chinois
Ce “zéro droit de douane” concerne toutes les exportations africaines vers la Chine : matières premières, produits agricoles, produits industriels, et même certaines niches de l’économie locale, dans le cadre règlementaire chinois.
Pékin vante une optimisation des procédures douanières, avec des dispositifs comme le “canal vert”, visant à accélérer les contrôles et à rendre plus attrayante l’insertion des entreprises africaines dans les chaînes de valeur sino‑africaines.
Une stratégie économique et diplomatique
La Chine insiste sur le fait que cette mesure s’inscrit dans une stratégie de long terme pour renforcer la coopération économique et les liens diplomatiques avec l’Afrique.
Pour les pays africains, c’est une opportunité claire d’élargir leurs marchés d’exportation, mais aussi un défi : augmenter la diversification des produits, la valeur ajoutée et la qualité pour tirer réellement profit de cette fenêtre tarifaire.
Un coup de pouce pour l’Afrique… et la Chine
À l’heure où la Chine cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à renforcer son ancrage en Afrique, la suppression des droits de douane constitue un levier fort pour consolider son rôle de principal partenaire commercial du continent.
En parallèle, les gouvernements africains sont invités à mieux préparer leurs filières (logistique, normes, structuration des exportateurs) pour transformer cette mesure en véritable effet levier de croissance et non en simple “jachère tarifaire” sans retombées industrielles.
