Société

L’Attiéké « Made in Congo » allume le feu sur la toile !

C’est une annonce qui ne finit plus de faire des vagues. Lors de la Foire Agricole du Congo (édition 2026), la République du Congo a officiellement lancé sa propre production d’attiéké. Si l’initiative vise l’autonomie alimentaire, elle a déclenché une véritable tempête identitaire entre Abidjan et Brazzaville.

Le pari fou des agronomes congolais

Face à l’explosion des points de vente de « Garba » à Brazzaville et Pointe-Noire, le gouvernement congolais a décidé de passer à l’offensive. Des agronomes locaux transforment désormais le manioc national pour produire un attiéké de « grande qualité ». L’objectif est clair : réduire les importations, valoriser les terres congolaises et nourrir la population avec un produit devenu incontournable dans les habitudes de consommation locales.

« Arrêtez les choses de la honte ! » : La colère des puristes

Mais sur les réseaux sociaux, le ton monte. Pour de nombreux internautes, cette initiative est perçue comme un aveu de faiblesse culturelle. Une blogueuse congolaise n’a pas hésité à exprimer son ras-le-bol dans une vidéo devenue virale :

« Les gens disent que les Congolais aiment trop copier, et là on leur donne raison ! L’attiéké, c’est pour les Ivoiriens. »

Les critiques fusent sur deux fronts principaux :

Pourquoi ne pas investir massivement dans la Chikwangue ou le Foufou, piliers de la gastronomie congolaise, au lieu de « cloner » un fleuron du patrimoine ivoirien ?

Les connaisseurs sont catégoriques. Beaucoup craignent que cet attiéké local ne soit qu’une pâle copie, proche du Gari (plus sec et acide), loin de la texture moelleuse et du goût unique de l’attiéké lagunaire de Côte d’Ivoire.

    Une guerre de « Soft Power » culinaire

    Au-delà de la cuisine, c’est une bataille d’influence qui se joue. La Côte d’Ivoire a réussi à faire de l’attiéké un ambassadeur mondial. En le produisant localement, le Congo cherche-t-il à s’approprier un succès étranger ou répond-il simplement à une demande du marché ?
    « On peut changer le nom, mais le processus reste ivoirien. Respectons la propriété culturelle des autres »,

    s’insurgent certains, tandis que les partisans du projet saluent une avancée économique majeure.

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