À Fada N’Gourma (ville du Burkina Faso), l’indiscipline routière vient de rencontrer une réponse ferme mais éducative. Le mardi 18 novembre 2025, un important contrôle conjoint mené par l’ONASER, la police municipale et la police nationale a permis d’interpeller 75 usagers circulant sans casque. Une opération éclair qui n’a duré que 30 minutes, mais qui a suffi à saisir 60 motos et 4 tricycles.
Après plusieurs campagnes de sensibilisation restées sans réel effet, les autorités sont passées à une phase plus répressive, mais aussi citoyenne : les contrevenants ont été immédiatement orientés vers des travaux d’intérêt général (TIG) sur le site de l’initiative présidentielle Faso Mêbo, en plus du paiement des amendes prévues.
Fait surprenant, de nombreux interpellés disent apprécier cette approche.
Relwendé Aimé, peintre et contrevenant du jour, reconnaît son erreur mais se réjouit malgré tout de contribuer “à la construction de son pays”.
Même constat pour Abdou Alidou, qui admet le danger de circuler sans casque et appelle les usagers à plus de responsabilité.
Selon Yacouba Nakaré, directeur de la police municipale, les TIG imposés durent pour l’instant une journée, mais pourraient aller jusqu’à une semaine en cas de récidive. Les Forces de sécurité entendent poursuivre ces actions afin de réduire les accidents liés au non-respect des règles.
Et si on reproduisait cela en Côte d’Ivoire ?
Quand on observe la situation à Fada N’Gourma, une question se pose naturellement :
Et si une telle initiative était appliquée en Côte d’Ivoire, où la circulation avec les motos devient chaque jour plus compliquée ?
Entre le non-port du casque, la circulation anarchique, les excès de vitesse et les accidents parfois mortels, la situation dans plusieurs villes ivoiriennes Abidjan, Bouaké, Korhogo ou encore Daloa devient préoccupante.
L’exemple burkinabè montre qu’une approche mêlant sensibilisation, fermeté et travaux d’intérêt général peut non seulement sanctionner, mais aussi responsabiliser. Les décrocheurs du casque pourraient être amenés à participer à des actions citoyennes, tout en prenant conscience du danger.
Une telle mesure pourrait sauver des vies et rétablir un minimum de discipline sur les routes.
