Sport

Le chef du West d’Abidjan s’en prend violemment au subsahérien apres la défaite du Maroc

Au lendemain de la défaite du Maroc, un post publié par le chef du West Abidjan sur ses réseaux sociaux a provoqué une vague d’indignation et relancé un débat sensible : celui de l’unité entre magrébins et subsahériens

Dans une première story, le ton est sans équivoque. L’auteur s’adresse directement aux Africains, évoquant ce qu’il appelle « le vrai visage de vos frères africains » durant toute la CAN.

Loin d’un message d’apaisement, la publication remet en cause les discours sur la fraternité continentale, allant jusqu’à affirmer que l’Afrique « mérite de rester dans la ruine et l’état dans lequel elle est ». Une déclaration lourde de sens, perçue par beaucoup comme méprisante, clivante et profondément blessante, surtout dans un contexte sportif censé rassembler.

Face à la polémique grandissante, l’intéressé a rapidement tenté de désamorcer la situation par une série de messages d’excuses. Il affirme avoir parlé sous le coup de l’émotion, reconnaît la maladresse de ses propos et insiste sur le fait qu’il ne s’agissait ni d’un message racial, ni raciste. Il rappelle également être africain, travailler en Côte d’Ivoire qu’il considère comme son « deuxième pays », et regretter que ses mots aient pu donner une mauvaise image ou viser un peuple en particulier.

Mais le mal était déjà fait.

Quand le football devient un révélateur des fractures

le football africain agit souvent comme un miroir grossissant des tensions sociales, identitaires et géopolitiques du continent. Ce qui aurait dû rester une rivalité sportive a glissé vers une généralisation dangereuse, alimentant frustrations et ressentiments.

Si les excuses sont nécessaires et doivent être entendues, elles posent aussi une question essentielle : peut-on tout dire sous couvert de l’émotion, surtout lorsqu’on dispose d’une audience massive ?

Une CAN qui interroge, au-delà des résultats

Cet incident rappelle enfin que la CAN ne se joue pas uniquement sur les terrains. Elle se joue aussi : dans les discours, dans les réactions, dans la capacité des Africains à accepter la défaite comme la victoire sans se renier. L’unité africaine ne se décrète pas dans les slogans. Elle se construit aussi dans la retenue, le respect et la lucidité, surtout lorsque l’émotion prend le dessus.

1 Commentaire

  1. Dao dia

    janvier 20, 2026 at 11:58 am

    En y a pas que lui qui agissent il y a beaucoup de marocains et certains magribiens qui ses considéres pas comme des africains, mais pour le cas de Maroc il faut Qu’on arrête l’hypocrisie et le cinéma.
    Si le Maroc voulait qu’on lui offre la Coupe sans jouer, qu’ils aient au moins le courage de le dire publiquement. Parce qu’avec tout ce qui se passe autour de cette CAN, personne de lucide ne peut encore parler de simples rumeurs. Trop de scandales, trop de zones d’ombre, trop de manipulations : à ce niveau-là, ce n’est plus du hasard, c’est une stratégie.
    Le Maroc n’est ni le premier ni le dernier pays à organiser une CAN en atteignant la finale. Pourtant, jamais dans l’histoire de la compétition on n’a vu un tel bordel. La dernière CAN en Côte d’Ivoire a été compliquée, oui, mais jamais il n’y a eu de magouilles, jamais l’organisation n’a été aussi sale, jamais la compétition n’a été aussi entachée.
    Depuis le début du tournoi au Maroc, ce ne sont que des problèmes : polémiques en série, pressions médiatiques, climat toxique, journalistes retrouvés morts dans leurs hôtels, employés de MTN décédés dans des conditions troublantes… Et on voudrait nous faire croire que tout cela n’a aucun lien ? Prenez-nous pour des idiots pendant que vous y êtes.
    Au lieu de pleurnicher, de crier au complot et de chercher à déstabiliser les adversaires, apprenez à gagner proprement. Le football ne se vole pas, il se mérite. Les trophées ne se distribuent pas dans les bureaux ou dans les hôtels, ils se gagnent sur le terrain.
    Qu’ils se calment une bonne fois pour toutes. Même avec toute cette agitation, toute cette pression et toute cette tentative d’intimidation, le résultat sera le même : le Sénégal va vous battre. Et après ça, vous retournerez à votre spécialité préférée : attendre encore 50 ans avant de soulever un autre trophée.
    Vous êtes prévenus.
    WASSALAM. 🧨

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