Le Kenya vient de franchir une importante étape dans l’intégration africaine en ouvrant ses frontières à tous les citoyens du continent, sans exigence de visa ni d’autorisation de voyage électronique (ETA).
Cette décision, entrée en vigueur en ce mois de juillet 2025, fait du Kenya l’un des pays les plus accessibles d’Afrique pour les Africains eux-mêmes.
Une politique d’entrée sans visa pour les Africains
Depuis le début du mois de juillet, les ressortissants de tous les pays africains peuvent entrer au Kenya sans visa ni paiement préalable, et ce pour un séjour allant jusqu’à 60 jours. Seules la Somalie et la Libye demeurent exclues de cette mesure, pour des raisons de sécurité nationale.
Cette réforme vise à accélérer la libre circulation, stimuler le tourisme et renforcer la coopération économique entre les pays africains , a déclaré le président William Ruto.
Cette mesure s’accompagne d’une modernisation du contrôle aux frontières, avec un système de pré-sécurisation numérique des voyageurs pour limiter les risques tout en favorisant la fluidité.
Pour les nomades numériques : une aubaine
Parallèlement à l’ouverture sans visa, le Kenya lance un visa spécial pour les nomades numériques africains. Ce permis permettra aux professionnels mobiles de vivre et travailler légalement depuis le territoire kényan, favorisant une nouvelle économie digitale panafricaine.
Avec cette mesure, le Kenya rejoint les rangs de pays visionnaires tels que le Rwanda, le Bénin, les Seychelles ou la Gambie, qui ont également supprimé les visas pour les Africains. Un modèle que de nombreuses voix appellent à généraliser pour construire une Afrique sans frontières.
L’ouverture du Kenya sans visa pour les Africains est un tournant pour la mobilité sur le continent. Cette politique progressiste devrait non seulement renforcer les liens entre les peuples africains, mais aussi accélérer l’intégration économique, culturelle et touristique. Reste à espérer que d’autres pays africains suivront l’exemple.
