Dans un rappel à l’ordre ferme adressé à l’ensemble de la communauté éducative, l’administration scolaire s’attaque à une pratique de plus en plus répandue dans les établissements du pays : l’organisation de cours de soutien payants imposés ou proposés par des enseignants à leurs propres élèves.

Dans une circulaire explicite, l’autorité de tutelle pointe du doigt une dérive qui remet en cause l’éthique et la déontologie de la fonction enseignante. La note rappelle que l’enseignant, investi d’une mission de service public, a le devoir d’assurer un enseignement complet, accessible et de qualité durant les heures de classe réglementaires, sans faire dépendre la réussite des élèves du portefeuille de leurs parents.
Ce que change cette décision
il est désormais formellement interdit aux enseignants de solliciter ou de recevoir une rétribution financière de la part des parents d’élèves pour des cours de rattrapage ou de renforcement destinés aux enfants dont ils ont la charge en classe.

L’accent doit être mis sur l’efficacité pédagogique pendant le temps de classe officiel pour garantir la progression de tous les apprenants, sans distinction de leurs moyens financiers.
La mesure vise à éliminer tout risque de pression morale ou de traitement de faveur au sein des classes.
Une mesure saluée par les parents, attendue au tournant par le corps professoral
Du côté des associations de parents d’élèves, la décision est accueillie comme un soulagement face à la pression financière croissante exercée par ces frais annexes au cours de l’année scolaire.
Toutefois, sur le terrain, plusieurs acteurs du secteur éducatif soulignent que la question du soutien scolaire aux élèves en grande difficulté reste entière. La mise en application de cette instruction nécessitera un suivi rigoureux sur le terrain afin de s’assurer qu’elle garantit réellement l’égalité des chances pour tous les apprenants.































