Le Parti des Peuples Africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique de Laurent Gbagbo, a réagi fermement à la validation des résultats définitifs de la Présidentielle 2025 par le Conseil Constitutionnel, qualifiant le scrutin de « simulacre d’élection » entaché de fraudes, manipulations et violences.
Contestation du Taux de Participation
Le point central de la contestation du PPA-CI concerne l’écart abyssal entre les chiffres officiels et les observations du parti :
Le taux de participation annoncé par les autorités s’élevait à plus de 50%.Le parti affirme que les données recueillies par ses représentants et des journalistes indépendants sur le terrain situent le taux de participation national entre 8% et 12%. Selon le communiqué du PPA-CI, cette faible mobilisation, marquée par des bureaux de vote déserts dans plusieurs régions (Nord, Centre et Abidjan), est la preuve d’un « rejet massif » du scrutin par les électeurs ivoiriens.
Dénonciation des Violences et du Processus
Le PPA-CI s’oppose non seulement aux chiffres, mais condamne également le processus et les violences qui l’ont marqué :
Le parti dénonce la « prolongation illégale » du mandat présidentiel d’Alassane Ouattara comme une violation fondamentale.
Le PPA-CI met en lumière les événements tragiques de Bonoua, où une répression violente aurait entraîné la mort de deux personnes et fait six blessés graves, déclarant que l’élection ne peut être considérée comme légitime. Face à ce qu’il qualifie de « désapprobation généralisée », le PPA-CI exige : Le « rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel ».
- L’organisation de nouvelles élections qui soient libres, transparentes et conformes aux principes démocratiques, garantissant la souveraineté populaire.
Le parti réaffirme sa solidarité avec les victimes et son engagement à poursuivre la lutte pour une alternance démocratique et un avenir plus juste en Côte d’Ivoire
