Une avancée majeure réalisée par des scientifiques belges relance l’espoir d’un traitement définitif. Dans une étape révolutionnaire contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), des chercheurs belges sont parvenus, pour la première fois, à éliminer complètement le virus dans des cellules infectées en laboratoire. Une percée scientifique majeure qui pourrait transformer la prise en charge du VIH, aujourd’hui encore incurable malgré les traitements antirétroviraux (ARV) efficaces.
L’équipe de recherche s’est appuyée sur des outils génétiques de nouvelle génération, tels que l’ARN messager et les ciseaux moléculaires CRISPR-Cas9, pour cibler et extraire le génome viral des cellules. Ces technologies, déjà connues pour leur rôle dans la lutte contre la COVID-19 et certaines maladies génétiques, ont démontré leur potentiel dans un nouveau champ : l’éradication du VIH à l’échelle cellulaire.
Objectif : remplacer les thérapies à vie par des traitements à durée limitée, plus ciblés et moins contraignants.
En parallèle, les chercheurs travaillent sur un vaccin thérapeutique à ARN messager, qui pourrait renforcer les défenses immunitaires des personnes vivant avec le VIH. Cette solution permettrait de mieux contrôler le virus sans recourir aux traitements quotidiens à vie, réduisant ainsi les effets secondaires et les coûts à long terme.
Les premiers tests sur les animaux sont encourageants et ouvrent la voie à des essais cliniques chez l’humain dans les prochaines années.
Aujourd’hui, plus de 39 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde. Si les ARV permettent de contrôler le virus et d’éviter le sida, ils ne le suppriment pas complètement. Cette nouvelle avancée offre une perspective inédite de guérison, et relance les espoirs d’en finir un jour avec cette pandémie.
