Face à la montée de l’incivisme et à la dégradation du cadre de vie, le gouvernement ivoirien a décidé de taper du poing sur la table. Sous l’impulsion du Ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS), une vaste campagne de salubrité et de restauration de l’ordre public est désormais déployée sur l’ensemble du territoire national. Loin des simples déclarations d’intention, les équipes du ministère passent concrètement à l’acte pour assainir nos villes.

Libération des trottoirs : la priorité aux piétons
Pendant trop longtemps, l’occupation anarchique des trottoirs a contraint les piétons à risquer leur vie sur la chaussée. Les opérations actuelles visent à restituer ces espaces aux citoyens : étals sauvages, encombrants et installations illégales sont systématiquement dégagés.
Guerre déclarée à l’incivisme et à la pollution sonore
Espaces de prière, commerces, maquis et lieux de culte non conformes sont désormais dans le viseur. La lutte contre les nuisances sonores excessives et l’insalubrité environnementale s’intensifie avec des contrôles rigoureux et des fermetures ciblées d’établissements ne respectant pas les normes d’émission sonore et d’hygiène.


Des sanctions financières et juridiques fermes
L’impunité appartient au passé. La rigueur des équipes de contrôle s’illustre déjà sur le terrain par des sanctions exemplaristes :
Déversement de débris : Deux véhicules poids lourds ont été immédiatement verbalisés pour avoir jeté des gravats et des déchets sur la chaussée.
Atteintes à l’hygiène publique : Des amendes directes sont infligées aux usagers surpris en train d’uriner sur la voie publique.
Cette fermeté marque le début d’une nouvelle ère où la préservation de l’espace public et le bien-être de tous deviennent non négociables.


Le cadre juridique réagissant à ces infractions repose principalement sur la Loi n° 2023-899 du 23 novembre 2023 portant Code de l’Hygiène et de la Salubrité, renforcée par le Décret n° 2016-791 du 12 octobre 2016 sur les émissions de bruits de voisinage.
Ce dispositif octroie un pouvoir de police sanitaire renforcé aux agents du Ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS) ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité.
Bareme des amendes et sanctions pénales
| Infraction | Amendes pécuniaires | Peines complémentaires / Prison |
| Uriner ou déféquer sur la voie publique | 10 000 à 100 000 FCFA | 15 jours à 3 mois de prison |
| Déversement de déchets / débris / gravats | 50 000 à 1 000 000 FCFA | 10 jours à 1 mois de prison + saisie possible du véhicule |
| Occupation illégale du domaine public (trottoirs, étals sauvages) | 10 000 à 10 000 000 FCFA | 1 mois à 2 ans de prison |
| Nuisances sonores et bruits de voisinage | 50 000 à 1 000 000 FCFA | Saisie du matériel d’amplification sonore |
| Insalubrité des commerces, maquis, hôtels | 100 000 à 20 000 000 FCFA | 10 jours à 2 mois de prison / fermeture d’établissement |
Le Code prévoit que l’accumulation ou la récidive d’infractions aggrave la peine, pouvant entraîner la suspension d’activités commercialisées et la saisine immédiate des équipements incriminés.































