La région du Moronou est sous le choc. Un crime d’une rare cruauté a été commis dans le village de Brou-Akpaoussou, situé dans la sous-préfecture d’Andé. Un jeune orpailleur clandestin de nationalité burkinabè a été sauvagement tué puis décapité par un individu armé d’une machette. Plus effroyable encore, la tête de la victime a disparu, emportée par son agresseur.
Selon les informations recueillies auprès de plusieurs sources locales, le drame s’est produit dans l’après-midi du mercredi 3 juin 2026, dans une zone de brousse fréquentée par les chercheurs d’or clandestins.
Le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, travaillait depuis plusieurs mois sur des sites d’orpaillage de la région. Récemment rentré au Burkina Faso pour rendre visite à sa famille, il aurait découvert que son père souffrait d’une maladie nécessitant une intervention chirurgicale coûteuse. Animé par le désir de réunir rapidement les fonds nécessaires pour sauver son géniteur, il avait décidé de revenir en Côte d’Ivoire afin de poursuivre ses activités malgré les risques.
Le jour du drame, il se trouvait en compagnie d’un compatriote fraîchement arrivé du Burkina Faso. Après une journée de travail sur un site aurifère clandestin, les deux hommes étaient partis explorer une nouvelle zone qu’ils comptaient exploiter dès le lendemain.
Alors qu’ils regagnaient le village, ils ont croisé sur leur chemin un individu tenant une machette. Ne soupçonnant aucun danger, ils ont simplement pensé qu’il s’agissait d’un cultivateur revenant de son champ.
Quelques instants plus tard, la tragédie allait se produire.
D’après le témoignage du compagnon survivant, il marchait légèrement devant lorsque des cris de détresse ont soudainement retenti derrière lui. En se retournant, il aurait aperçu l’inconnu en train d’asséner de violents coups de machette à son ami. Terrorisé par la violence de l’attaque, il a immédiatement pris la fuite vers le village tout en criant à l’aide.
Alertés, des habitants ont envisagé de se rendre sur place, mais l’obscurité grandissante et les risques liés à la situation ont retardé les recherches jusqu’au lendemain matin.
Le jeudi 4 juin, accompagnés du témoin, plusieurs villageois se sont rendus dans la brousse à la recherche de la victime. La découverte qu’ils ont faite a glacé le sang de toute la communauté.
Le corps sans vie du jeune orpailleur gisait au sol. Mais l’horreur ne s’arrêtait pas là : la victime avait été décapitée. Sa tête avait disparu, vraisemblablement emportée par son meurtrier.
Cette scène macabre a provoqué une vive émotion dans le village et dans toute la région du Moronou, où les populations s’interrogent sur les motivations réelles de cet acte d’une extrême barbarie.
Sous une pluie battante, le corps a été transféré à Bongouanou pour les besoins de l’autopsie et de l’enquête. Les éléments de la gendarmerie ont également entendu le principal témoin afin de reconstituer le déroulement des faits et de tenter d’identifier l’auteur de ce crime.
Pour l’heure, aucune piste officielle n’a été communiquée. Les circonstances exactes du meurtre et les raisons qui ont poussé l’agresseur à emporter la tête de sa victime demeurent inconnues.
Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui continue de susciter l’effroi et l’indignation dans le Moronou.































