Dans une intervention sur le plateau de showbuz, il souligne l’urgence de repenser le modèle de financement pour permettre aux acteurs de vivre dignement de leur métier.
Le Mythe du Grand Cachet
L’un des points les plus frappants de son analyse réside dans la déconstruction du « gros contrat« . Selon Vlehi, même un cachet de 4 millions de FCFA par projet ne suffit pas à garantir une stabilité financière annuelle si l’acteur ne participe qu’à deux productions par an.
« Ce n’est pas évident que vous puissiez combler toute votre année avec deux productions », explique-t-il, mettant en lumière l’intermittence subie par de nombreux talents locaux.
Vers une Ère de Production Intensive
Pour Franck Vlehi, la solution réside dans la quantité et la continuité. Le passage d’un projet à un autre sans période de latence prolongée est la seule voie pour que l’acteur ivoirien sorte de la survie. Cependant, le constat est amer : les budgets des chaînes de télévision classiques restent limités et n’évolueront pas « du jour au lendemain ». Face à l’inertie des financements traditionnels, le producteur propose une alternative audacieuse : l’implication directe du public ivoirien.
Les pistes évoquées
Créer des espaces dédiés où le contenu est monétisé. Inciter les Ivoiriens à soutenir leurs artistes via des micro-paiements (de 1 000 à 5 000 FCFA). Utiliser les outils numériques pour générer des revenus directs et financer de nouveaux projets en volume.
Un Appel à la Solidarité Nationale
Franck Vlehi ne se contente pas de critiquer ; il appelle à un changement de paradigme. En faisant du spectateur un acteur du financement, l’industrie pourrait non seulement produire davantage, mais surtout offrir un « mieux-être » à ceux qui font rayonner la culture ivoirienne à l’écran. Reste à savoir si le public, déjà très sollicité, est prêt à franchir le pas pour soutenir ses étoiles.
