L’éditorialiste Hermann Aboa a livré une analyse et lance un appel à l’unité de l’opposition ivoirienne au lendemain du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025. Sous le titre « OPPOSITION IVOIRIENNE : IL EST TEMPS DE TIRER LES LEÇONS ET D’AVANCER ENSEMBLE », son propos s’articule autour d’un constat d’échec récurrent et d’un impératif de réorganisation.
Le constat amer : La défaite, fruit de la division
Selon Aboa, l’opposition est une nouvelle fois victime de ses propres travers. Après le scrutin, les « critiques, accusations et querelles internes » se multiplient, reproduisant un scénario qui « affaiblit plus qu’il ne construit ». L’éditorialiste déplore l’incapacité des différents fronts à « regarder dans le même miroir ».
Cette désunion se traduit par une inefficacité politique chronique :
Le pouvoir en place, en contraste, « avance d’un pas uni, méthodique et discipliné ».
L’opposition s’épuise en « règlements de comptes et désunion affichée ».
La « dispersion devient la norme et la défaite, une habitude », car chaque entité se focalise sur son propre leader, électorat et sigle.
L’impact dévastateur sur l’électorat
Hermann Aboa insiste sur la conséquence directe de ces luttes d’appareils : la démobilisation. L’opposition s’affaiblit mutuellement, décourageant ses militants et désorientant ses sympathisants. Il conteste l’idée d’un désintérêt populaire pour l’alternance, affirmant plutôt que les électeurs se détournent par « manque de vision commune ».
L’impératif de la réconciliation interne
Pour sortir de cette spirale, l’éditorialiste pose l’unité comme la condition sine qua non de toute avancée :
Tirer les leçons : Chaque défaite doit être perçue comme une « expérience utile » à analyser avec « humilité et non avec rancune ».
Redéfinir l’adversaire : L’ennemi n’est plus « celui qui défend une autre sensibilité de l’opposition », mais celui qui « freine l’alternance ».
L’appel final : Aboa enjoint les militants et responsables à cesser de « s’affaiblir mutuellement » pour construire une stratégie « claire, inclusive et disciplinée ».
Aboa martèle que le peuple attend « du sérieux, de la cohérence et du courage » et non des « querelles d’ego ». Pour être crédible et inspirer la confiance nécessaire au changement, l’opposition ivoirienne doit d’abord réussir sa propre réconciliation.
