Madagascar est submergé par des inondations catastrophiques après le passage du cyclone tropical intense Gezani, qui a frappé la côte nord-est le 10 février avec des vents à 250 km/h. État de catastrophe nationale déclaré, ce désastre s’ajoute au cyclone Fytia (31 janvier), aggravant une crise humanitaire majeure avec 59 morts confirmés et des besoins criants en aide d’urgence.
Circonstances du cyclone Gezani
Gezani, classé catégorie 3 (vents soutenus 180-250 km/h), a touché terre près de Toamasina (Tamative) à 19h locales le 10 février, provoquant une onde de tempête de 1 m et des vagues de 10 m. La ville portuaire est détruite à 80% : 25 000 maisons rasées, 27 000 inondées, 600 classes endommagées. Après traversée de l’île, le cyclone a gagné le canal du Mozambique, menaçant à nouveau les côtes sud-ouest.
Bilan humain et matériel
- Morts : 59 à Madagascar (dont 36 initiaux), 804 blessés, 15 disparus.
- Sinistrés : 257 222 affectés (70 353 foyers), 8 852 déplacés dans 45 abris.
- Infrastructures : Routes coupées, électricité/schools/hôpitaux HS ; inondations des rivières (Ivoloina, Mangoro).
Fytia (10 jours avant) avait déjà déplacé 31 000 personnes et tué 14, saturant sols et rivières.
Madagascar cumule cyclones annuels (Gamane/Freddy 2023-24), sécheresses sud (1,7 million en famine IPC 3+) et pauvreté extrême. UNICEF alerte sur 1 million d’enfants à risque de malnutrition/maladies hydriques post-inondations.
Réponse humanitaire entravée
L’ONU débloque 3 millions USD mais déplore « contraintes financières graves » ; BNGRC appelle à la solidarité. Suisse envoie experts/matériel ; OIM distribue abris.
