Une importante affaire financière secoue la mairie de Man. Le régisseur de la municipalité, Fofana Losseni, est appelé à fournir des explications après plusieurs signalements concernant des sommes importantes qui auraient été encaissées auprès de souscripteurs sans avoir été reversées à leurs bénéficiaires. Le montant évoqué approche les 350 millions de francs CFA.
La mairie de Man fait face à une affaire financière qui suscite de nombreuses interrogations. Dans un courrier daté du 3 août 2026, le maire de la commune aurait demandé des explications à son régisseur, Fofana Losseni, à la suite de plusieurs réclamations portant sur des fonds encaissés dans le cadre d’opérations impliquant des souscripteurs.
Selon les éléments rapportés dans le courrier municipal, plusieurs montants importants seraient concernés.
Le premier dossier porterait sur 298 millions de FCFA, présentés comme des fonds collectés auprès de souscripteurs au profit d’un certain Diallo Daouda. Une deuxième somme de 47 millions de FCFA aurait également été encaissée pour le compte de Soumahoro.
À ces deux montants s’ajouteraient 4,6 millions de FCFA qui auraient été collectés au profit d’un certain Sow.
Au total, les sommes citées dans le document atteindraient ainsi environ 349,6 millions de FCFA.
Des fonds qui n’auraient pas été reversés
C’est précisément sur la destination de ces sommes que les interrogations se concentrent.
D’après le courrier cité par Koaci, les personnes présentées comme bénéficiaires auraient signalé ne pas avoir reçu les montants qui auraient été collectés en leur nom.
Le cas concernant les 4,6 millions de FCFA soulèverait également une autre question : le bénéficiaire présumé contesterait l’authenticité des reçus qui auraient été délivrés en son nom.
Ces éléments, s’ils étaient confirmés, pourraient donc dépasser la simple question d’un retard ou d’une erreur comptable.
Le nom et les cachets de la mairie au cœur des interrogations
L’un des aspects les plus sensibles de cette affaire concerne l’utilisation présumée de documents portant les attributs de la mairie.
Le courrier évoquerait notamment l’utilisation de l’en-tête et des cachets de la municipalité pour établir des reçus liés à des fonds qui, selon les vérifications rapportées, n’auraient pas été enregistrés dans les comptes de la mairie auprès du Trésor public.
Le régisseur appelé à s’expliquer
Face à ces différentes alertes, le maire de Man aurait officiellement saisi le régisseur afin qu’il fournisse sa version des faits.
Un délai de 48 heures lui aurait été accordé pour répondre aux différents griefs mentionnés dans le courrier.
Cette demande d’explication constitue pour l’instant une étape administrative. Elle ne permet donc pas, à elle seule, de conclure à une quelconque culpabilité.
Les accusations devront être vérifiées, les documents examinés et les différentes parties entendues.
Une affaire qui dépasse la seule personne du régisseur
Au-delà du cas individuel de Fofana Losseni, cette affaire pose une question plus large : comment des sommes aussi importantes auraient-elles pu être collectées en utilisant les attributs d’une mairie sans apparaître dans les comptes concernés ?
Près de 350 millions de FCFA, ce n’est pas une somme anodine.
Si les faits rapportés étaient confirmés, il faudrait alors déterminer précisément le circuit de l’argent, identifier les éventuels bénéficiaires, vérifier l’authenticité des documents utilisés et établir les responsabilités de chaque intervenant.
À l’inverse, si certaines accusations reposaient sur des malentendus, des erreurs administratives ou des opérations qui n’auraient pas été correctement comprises, les explications du régisseur permettraient également de clarifier la situation.
Pour l’heure, une chose demeure certaine : l’affaire appelle des explications précises et documentées.
La mairie de Man a lancé la procédure en demandant des comptes à son régisseur. Reste désormais à savoir ce que révélera sa réponse et, surtout, ce que permettront d’établir les éventuelles vérifications administratives ou judiciaires.
Près de 350 millions de FCFA sont évoqués. La lumière devra maintenant être faite sur leur origine, leur destination et les conditions dans lesquelles ils auraient été collectés.































