Dans une déclaration officielle publiée ce jour, le ministère russe de la Défense rapporte une offensive d’envergure menée le 25 avril 2026 par des groupes armés contre les institutions maliennes. L’intervention des unités de l’Africa Corps aurait permis de stabiliser la situation, bien que le bilan humain et sécuritaire reste lourd.
Une offensive simultanée sur quatre fronts
Le samedi 25 avril, aux environs de 5h30 du matin, une action coordonnée a visé quatre centres urbains stratégiques du Mali : la capitale Bamako, ainsi que les villes de Sévaré, Gao et Kidal. Selon Moscou, cette opération, qualifiée de tentative de coup d’État armé, aurait été menée par une coalition regroupant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA).
Le ministère russe fait état d’un effectif de près de 12 000 combattants mobilisés par les groupes insurgés. La déclaration souligne également la présence présumée d’instructeurs étrangers et l’utilisation d’armements sophistiqués de type occidental, notamment des systèmes de défense antiaérienne portables (MANPADS) Stinger et Mistral.
Bamako sous tension : Le ministre de la Défense visé
Dans la capitale, les assaillants auraient tenté de s’emparer d’infrastructures clés, dont le palais présidentiel. Le point le plus critique de cette offensive à Bamako reste l’assassinat du ministre malien de la Défense, victime de l’explosion d’un véhicule piégé à proximité de sa résidence.
L’intervention de l’Africa Corps et des FAMA
Face à cette montée de violence, les unités de l’Africa Corps sont intervenues en appui aux Forces armées maliennes (FAMa). Les combats, décrits comme particulièrement intenses, ont nécessité l’engagement de moyens aériens et terrestres lourds :
Des drones Inokhodets ainsi que des hélicoptères Mi-8, Mi-24 et des avions Su-24 ont mené de nombreuses frappes pour briser les lignes de réserve ennemies.
Les forces russes et maliennes ont utilisé des chars, des véhicules blindés et des systèmes d’artillerie pour repousser les assauts, parfois lors de combats rapprochés.
À Kidal, un détachement de l’Africa Corps serait resté encerclé pendant plus de 24 heures, repoussant quatre assauts massifs avant de quitter son point d’appui sur décision des autorités maliennes.
Un bilan humain et matériel considérable
Les chiffres avancés par le ministère russe témoignent de la violence des affrontements. Les pertes côté assaillants sont estimées à :
Plus de 2 500 hommes neutralisés. Plus de 100 véhicules et 150 motos détruits. Plusieurs mortiers et véhicules piégés mis hors d’usage. En marge des combats, des spécialistes médicaux ont été déployés pour porter secours aux civils blessés, effectuant des interventions chirurgicales d’urgence.
Une situation encore instable
Malgré l’échec apparent de la prise du pouvoir, la Fédération de Russie souligne que la situation demeure « préoccupante ». Les groupes armés seraient actuellement en phase de regroupement. En réponse, les unités de l’Africa Corps maintiennent un niveau d’alerte élevé et poursuivent des missions de reconnaissance pour identifier et détruire les camps de base résiduels.
Le gouvernement malien n’a pas encore communiqué de bilan global définitif, mais la capitale et les grandes villes du nord restent sous haute surveillance.

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