Dans un message chargé d’émotion et de lucidité, Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, a annoncé qu’il se retirait des joutes politiques de premier plan. Mais pour lui, il ne s’agit ni d’un renoncement, ni d’un abandon. Plutôt d’une transition assumée.
« Mes chers amis, mes compagnons de lutte, il arrive un moment où l’on doit s’arrêter, se retourner, et accepter l’évidence : le temps nous a rattrapés. »
Celui qui fut longtemps une figure majeure de la vie politique ivoirienne insiste : se retirer ne veut pas dire fuir le combat contre les autocrates, les kleptocrates ou les régimes oppressifs. Il s’agit, selon ses mots, d’un choix de cohérence.
« Il faut savoir envisager une forme de retraite. Non pour baisser les bras, mais pour ne pas devenir ce que nous avons toujours dénoncé. »
Mamadou Koulibaly affirme qu’il reste pleinement engagé, mais autrement. Avec la sagesse de l’expérience, il choisit désormais de soutenir la relève.
« Je prête mes épaules, ma force, mes armes, ma mémoire et ma tête à ceux et celles qui montent. […] Je ne suis plus en première ligne, mais je suis là, prêt à les aider à tenir le flambeau. »
Il revendique aussi une nouvelle façon de vivre l’engagement politique, en dehors des projecteurs et des mandats :
« J’ai quitté les estrades, mais pas la passion. Je vis pleinement, autrement. Et avec un calme nouveau, je regarde la relève avec fierté. »
Ce passage marque une nouvelle étape dans la trajectoire de l’ancien compagnon de Laurent Gbagbo. Une étape guidée par l’humilité, la conviction… et la transmission.
