Le procureur d’Abidjan a annoncé qu’il envisageait d’engager des poursuites judiciaires contre certains participants à la marche organisée le 9 août 2025, dans un contexte de tensions politiques croissantes à l’approche de l’élection présidentielle du 25 octobre .
Contexte de la mobilisation
Initialement programmée pour le 2 août, la manifestation du Front commun PPA-CI/PDCI-RDA avait finalement été reportée au 9 août, à la demande du préfet d’Abidjan, en raison de la mobilisation des forces de l’ordre pour les festivités de la fête nationale .
Cette marche avait lieu principalement dans la commune de Yopougon, départ du quartier Saguidiba jusqu’à la place Ficgayo, en empruntant le boulevard de la Solidarité. Elle visait à protester contre la candidature à un quatrième mandat du président Alassane Ouattara et à demander la révision de la liste électorale pour y réintégrer des figures de l’opposition telles que Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro ou Charles Blé Goudé.
Tenue de la marche
Les participants ont manifesté dans une atmosphère globalement pacifique. On note que, malgré les préoccupations liées à l’itinéraire ou à l’interdiction initiale, les organisateurs et notamment le Front commun ont souligné le calme et la discipline observés lors de l’événement .
Propos du procureur
Le procureur d’Abidjan a alerté qu’une enquête était en cours et qu’il pourrait engager des poursuites judiciaires à l’encontre de certains participants. Les motifs évoqués n’ont pas été précisés publiquement pour le moment .
Bien que la marche ait été largement pacifique, le procureur d’Abidjan a laissé entendre que certains participants pourraient faire l’objet de poursuites, sans en préciser les motifs. Il est possible que ces actions soient motivées par la nature de la marche, son itinéraire, ou des questions liées aux déclarations préalables mais cela reste à confirmer.
