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Martial Gohourou répond à Malick Traoré

La récente prise de position de Malick Traoré continue de susciter des réactions dans le paysage du football ivoirien. Parmi les voix qui se sont élevées pour lui répondre figure celle de Martial Gohourou, qui dénonce une démarche davantage tournée vers la polémique que vers la recherche de solutions.

Selon lui, derrière le discours de moralisation et l’appel à l’excellence affichés par le journaliste, se cacherait avant tout une volonté de fragiliser les institutions du football national. En se présentant comme celui qui « rompt le silence » pour défendre l’intérêt national, Malick Traoré adopterait une posture de donneur de leçons qui, loin de rassembler, contribuerait plutôt à accentuer les divisions au sein de la famille du football ivoirien.

Martial Gohourou s’inscrit également en faux contre l’affirmation selon laquelle la sélection ivoirienne ne pourrait « jamais gagner sur la durée ». Une telle analyse lui paraît excessivement pessimiste et ne tiendrait pas compte des investissements importants ainsi que des réformes engagées ces dernières années au sein de la fédération. Pour lui, les succès durables se construisent grâce à la stabilité institutionnelle et à la continuité du travail entrepris, et non à travers des critiques permanentes.

Il estime par ailleurs que réduire les succès récents des Éléphants à de simples « coups d’éclat » revient à minimiser les efforts des joueurs, des encadreurs techniques et des dirigeants qui œuvrent quotidiennement au développement du football national. Une telle lecture risquerait, selon lui, d’affaiblir l’unité nécessaire autour de la sélection nationale.

Concernant l’argument consistant à dire que l’opinion publique « s’intéresse davantage au messager qu’au message », Martial Gohourou considère qu’il s’agit d’une manière d’éviter le débat sur la crédibilité et la neutralité des prises de parole dans le football ivoirien. À ses yeux, analyser le parcours, les affiliations et les motivations des intervenants demeure un exercice légitime dans toute discussion publique, notamment lorsqu’il est question d’enjeux sportifs majeurs.

Il rejette également les accusations visant l’instance dirigeante du football ivoirien, notamment celles portant sur une supposée promotion de la médiocrité. Selon lui, ces critiques gagneraient à être étayées par des faits précis et vérifiables. Il rappelle notamment les efforts entrepris pour professionnaliser les compétitions locales, améliorer la gouvernance et renforcer la gestion financière des structures sportives.

Martial Gohourou conteste enfin l’idée d’une fracture profonde au sein du football national. Pour lui, les récentes échéances électorales ont permis de dégager une légitimité démocratique claire pour les dirigeants actuellement en place. Ce qui est présenté comme une division ne serait, selon son analyse, que l’expression de désaccords politiques classiques à la suite d’un scrutin.

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