La Coupe du monde 2026 démarre de la pire des manières pour la Tunisie. Opposés à la Suède pour leur entrée en lice dans le groupe F, les Aigles de Carthage ont subi une véritable correction (5-1), plongeant déjà tout un pays dans le doute et la colère.
Après deux défaites inquiétantes en préparation face à l’Autriche (1-0) puis à la Belgique (5-0), les Tunisiens espéraient enfin lancer leur tournoi. Mais face au duo infernal composé d’Alexander Isak et Viktor Gyökeres, la sélection de Sabri Lamouchi a rapidement montré ses limites.
Menée 2-0, la Tunisie avait pourtant réussi à réduire l’écart juste avant la pause grâce à Rekik, laissant entrevoir un possible réveil. Mais en seconde période, les erreurs défensives se sont multipliées et les Suédois n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires, inscrivant trois nouveaux buts pour signer l’une des plus larges victoires de leur histoire en Coupe du monde.
Lamouchi dans l’œil du cyclone
Au coup de sifflet final, Sabri Lamouchi n’a pas caché sa déception.
« Nous avons payé très cher nos erreurs individuelles. À ce niveau, la moindre faute se paie cash », a reconnu le sélectionneur tunisien.
Mais cette explication peine à convaincre les supporters. Sur les réseaux sociaux, les critiques pleuvent déjà. Certains réclament ouvertement le départ de l’ancien international français, tandis que plusieurs observateurs tunisiens pointent également du doigt ceux qui ont choisi de lui confier les rênes de la sélection.
Une presse tunisienne sans pitié
Les médias locaux ont eux aussi sorti les griffes après cette débâcle.
Pour Mosaïque FM, la Tunisie a tout simplement été « lourdement battue » par une équipe suédoise supérieure dans tous les compartiments du jeu.
Le site Kawarji évoque une sélection qui « tombe de très haut » et estime que les erreurs défensives ont complètement plombé les espoirs tunisiens.
De son côté, Gnet News résume la soirée par une formule choc : « Les Vikings ont mangé de l’Aigle », soulignant la fragilité défensive d’une équipe qui a encaissé cinq buts pour la deuxième fois en quelques jours seulement.
Une qualification déjà compromise
Au-delà du score, c’est surtout la manière qui inquiète. Désorganisation défensive, manque de cohésion entre les lignes, fébrilité du gardien et absence de réaction collective : les failles aperçues lors des matchs amicaux semblent toujours présentes.
Si Hannibal Mejbri fait partie des rares satisfactions de cette rencontre, la majorité des joueurs est passée à côté de son sujet.
Avec zéro point et une différence de buts catastrophique, la Tunisie aborde désormais son prochain rendez-vous face au Japon avec l’obligation de réagir. Une nouvelle contre-performance pourrait déjà sceller le sort des Aigles de Carthage dans ce Mondial et fragiliser encore davantage la position de Sabri Lamouchi.
En Tunisie, une question commence déjà à circuler : le problème vient-il uniquement des joueurs ou le sélectionneur a-t-il lui aussi atteint ses limites ?































