Seize ans après leur face-à-face à Johannesburg, le Mexique et l’Afrique du Sud se retrouvaient ce jeudi 11 juin pour donner le coup d’envoi historique du Mondial 2026. Devant plus de 80 000 spectateurs en transe dans le mythique stade de Mexico, la fête a été totale pour les locaux, mais le terrain s’est transformé en un véritable champ de bataille. Un succès 2-0 pour El Tri au terme d’un match fou marqué par une pluie de cartons rouges.

Un Mexique réaliste, une Afrique du Sud « fantômatique »
Entrés sur la pelouse avec le statut de favoris, les hommes de Javier Aguirre n’ont pas tremblé. Dès la 8e minute, Julián Quiñones fait chavirer le stade en ouvrant le score. Dominateurs et portés par une ambiance incandescente, les Mexicains ont fait le break en seconde période grâce à l’inévitable Raúl Jiménez (66e), scellant une victoire nette sur le plan comptable.

En face, l’Afrique du Sud a déçu. Pour leur grand retour sur la scène mondiale, les Bafana Bafana sont apparus méconnaissables, presque fantômatiques. Incapables de rivaliser avec l’intensité mexicaine et loin du niveau de jeu qu’on leur connaît, ils ont rapidement sombré dans la frustration, laissant les locaux dicter le tempo du match.
Le show des cartons rouges : l’arbitrage applique la loi de fer
Si le jeu a captivé, la discipline ou plutôt son absence a marqué les esprits.
Ce match d’ouverture a envoyé un message très clair à toutes les autres nations de la compétition : les arbitres appliqueront le règlement à la lettre. Pas moins de trois cartons rouges directs ont été distribués au cours de la partie.

L’Afrique du Sud a fini la rencontre à 9 après les expulsions de Yaya Sithole (49e) puis du vétéran Themba Zwane (83e) pour un geste d’humeur. Le Mexique n’a pas été épargné puisque son capitaine César Montes a lui aussi vu rouge dans le temps additionnel (90’+2) après une faute grossière.
Le Mexique empoche ainsi ses 3 premiers points et s’installe idéalement en tête du Groupe A, tandis que l’Afrique du Sud va devoir vite se remobiliser avant d’affronter la République Tchèque sous peine de voir son rêve américain tourner au fiasco.































