Politique

Moyen-Orient : le monde retient son souffle un cessez-le-feu arraché à la dernière heure

« Une civilisation entière va mourir ce soir »

Mardi 7 avril 2026. Le monde entier a les yeux rivés sur une horloge. Donald Trump avait menacé de détruire les infrastructures iraniennes à 20 heures, heure de Washington, faute d’accord de cessez-le-feu et de déblocage du détroit d’Ormuz. « Une civilisation entière va mourir ce soir », avait lancé le président américain sur

Trump s’était dit prêt à frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens, affirmant ne pas « s’inquiéter » du risque de commettre des crimes de guerre en détruisant des infrastructures civiles. En réponse, des Iraniens avaient formé des chaînes humaines pour protéger leurs centrales électriques.

La planète retenait son souffle.

L’accord de la dernière chance

À moins de deux heures de la fin de son ultimatum, Donald Trump a déclaré qu’il acceptait de suspendre pendant deux semaines les bombardements contre l’Iran, à condition que Téhéran rouvre « complètement » le détroit d’Ormuz.

Les États-Unis et l’Iran se sont mis d’accord via le Pakistan pour un cessez-le-feu de deux semaines en échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz, un peu plus d’une heure avant l’expiration de l’ultimatum.

« Il s’agira d’un CESSEZ-LE-FEU réciproque ! », a affirmé Trump, selon qui les États-Unis « ont déjà atteint et dépassé tous nos objectifs militaires » depuis le lancement des frappes américano-israéliennes le 28 février.

Le Pakistan, héros discret de la diplomatie

Selon le Pakistan, qui a servi d’intermédiaire, cet accord s’applique « partout », y compris au Liban. Des pourparlers sont prévus à partir de vendredi entre Téhéran et Washington, au Pakistan. Le vice-président américain J.D. Vance, l’émissaire Steve Witkoff ainsi que Jared Kushner devraient y prendre part.

L’Iran a transmis « une proposition en 10 points » que Washington considère comme « une base viable pour négocier ».

Les marchés mondiaux soulagés

La réaction des marchés fut immédiate et spectaculaire. Le prix du gaz européen a reculé d’environ 20% à l’ouverture, dans la foulée des cours du pétrole. Les Bourses asiatiques se sont envolées : Tokyo progressait de plus de 4% et Séoul de plus de 5%.

Les zones d’ombre qui persistent

L’accord est fragile. Israël a soutenu la décision de Trump, mais son bureau a précisé que le cessez-le-feu « n’inclut pas le Liban », contredisant la position pakistanaise.

Le chef de l’opposition israélienne Yaïr Lapid a durement critiqué l’accord, déclarant : « Jamais dans toute notre histoire nous n’avons connu un tel désastre politique », déplorant qu’Israël n’ait « même pas été consulté ».

Au Liban, le bilan des frappes israéliennes depuis le 2 mars dépasse les 1 500 morts. La guerre n’est pas finie elle est suspendue.

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