L’annonce du double concert de la megastar congolaise Fally Ipupa, prévu les 24 et 25 décembre au stade Félix Houphouët-Boigny, fait l’effet d’une onde de choc sur la scène musicale ivoirienne. Ce positionnement de l’Aigle de Kinshasa, juste la veille du concert très attendu du rappeurs ivoirien Himra au Stade d’Ébimpé le 26 décembre, met le feu aux poudres.
La colère des fans d’Himra

Pour les partisans du « H-gang« , ce télescopage de calendrier est perçu comme une stratégie d’étouffement médiatique et financier visant la scène hip-hop locale. Reprochant une concurrence déloyale durant le week-end festif le plus rentable de l’année, de nombreuses voix s’élèvent déjà sur les réseaux sociaux pour appeler au boycott des événements rivaux. L’argument mis en avant par les supporters est clair : préserver le pouvoir d’achat du public local et concentrer le soutien autour des talents nationaux.
Cadjessy également sous la pression

L’onde de choc générée par la venue de Dicap la Merveille ne s’arrête pas là. L’artiste ivoirien Cadjessy, lui aussi programmé le 26 décembre, se retrouve pris entre deux feux. Accusé par une frange du public de diviser le public ivoirien le même soir que le show d’Ébimpé, le chanteur essuie à son tour des vives critiques et des appels au boycott.
Entre la force de frappe internationale de Fally Ipupa et la mobilisation chauvine autour des artistes locaux, la fin d’année s’annonce électrique pour la culture et l’événementiel à Abidjan.































