Prévue au stade municipal de Niakara, la grande prière œcuménique en faveur de la libération de Justin Koné Katinan a été annulée à la dernière minute par les autorités administratives , cette décision suscite l’incompréhension et met en lumière l’attachement indéfectible des populations locales envers le cadre du PPA-CI.
La ferveur spirituelle qui devait embraser le département de Niakara ce dimanche 18 octobre n’aura finalement pas lieu dans un stade plein à craquer. À seulement 48 heures du rassemblement, le comité d’organisation a reçu une notification d’annulation émise par les autorités administratives locales
Des motifs sécuritaires face à une mobilisation record
Pour justifier cette décision de dernière minute, l’administration a mis en avant un argument d’ordre logistique : l’insuffisance des forces de sécurité disponibles sur place pour encadrer un événement d’une telle ampleur . En coulisses, la crainte de débordements ou d’infiltrations aurait également pesé dans la balance, alors que l’événement s’annonçait bien plus massif que prévu.
Prévue à l’origine pour rassembler 2 000 personnes, l’initiative a suscité un engouement tel que les organisateurs attendaient finalement entre 4 000 et 5 000 fidèles, avec des convois annoncés depuis plusieurs localités environnantes comme Tortiya ou Tafiré.
« Le fils de tous » : un ancrage local indéniable
Si le 4ᵉ vice-président du PPA-CI, écroué depuis le 11 septembre 2026 sous des accusations d’atteinte à l’autorité de l’État et de terrorisme , est au cœur d’une tempête judiciaire à Abidjan, son aura reste intacte dans sa région d’origine.
Pour les chefs coutumiers, responsables religieux (chrétiens comme musulmans) et habitants du département, Justin Koné Katinan demeure « le frère et le fils de tous » . Beaucoup rappellent son rôle actif dans le découpage administratif de la région ainsi que ses nombreuses actions sociales dans le domaine éducatif
« Ce n’était pas un rassemblement politique, mais un moment d’union fraternelle pour implorer Dieu en faveur d’un des nôtres », regrette un membre du comité d’organisation
