Ce mercredi 26 novembre 2025, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de l’ex-président, entérinant ainsi la condamnation prononcée en appel le 14 février 2024. En conséquence, la peine un an d’emprisonnement dont six mois ferme devient définitive. Dans cette affaire, Sarkozy avait été condamné pour financement illégal de campagne électorale dans le cadre de sa campagne présidentielle de 2012, perdue. Le système mis en place facturation fictive de meetings via une société de communication avait permis de masquer des dépenses proches de 43 millions d’euros, presque le double du plafond légal fixé à 22,5 millions.
Qu’est-ce que cela change et ce que cela ne change pas
La condamnation est officielle et définitive : plus aucun recours en droit interne n’est possible pour contester cette peine.
Toutefois, la peine a été aménagée : la partie ferme (six mois) peut être exécutée sous bracelet électronique ou via une assignation à domicile comme précisé lors de la condamnation en appel.
Ce verdict s’ajoute aux autres condamnations que Sarkozy a déjà accumulées ce qui pèse lourd sur son image et son héritage politique.
Réactions et portée politique
La décision de la Cour de cassation constitue une nouvelle page judiciaire marquante pour l’ancien chef de l’État. Elle confirme que le dépassement massif du plafond des dépenses de campagne de 2012 était selon la justice intentionnel et planifié, via des montages de facturation fictive. Pour la droite française, c’est un nouveau coup dur : la condamnation définitive efface pour de nombreux électeurs l’image d’un ex-président intouchable. Dans l’opinion publique, cela ravive le débat sur la moralisation de la vie politique et la responsabilité des dirigeants.
Pour beaucoup, cela marque un tournant historique : un ancien président ayant exercé le plus haut mandat de la République vu condamné définitivement pour irrégularités électorales. Sarkozy doit désormais décider comment il exécutera sa peine aménagée bracelet électronique ou assignation ce qui reste à confirmer.
Par ailleurs, ce dossier s’inscrit dans un contexte judiciaire plus large : l’ex-président est également visé dans un autre procès pour financement occulte de sa campagne de 2007. À suivre donc.
