Des discriminations sous l’uniforme en France au procès remporté contre NCI, en passant par les violentes attaques sur son look et ses tatouages : Caprice livre son témoignage; brut et authentique.
Mère à 15 ans et policière en France : La forge d’une insoumise
Avant de devenir le visage volcanique que le public ivoirien connaît, Caprice a traversé des épreuves de l’ombre qui auraient pu la briser. Maman solo dès l’âge de 15 ans, sortie du système scolaire en 3ᵉ sans le moindre diplôme, elle choisit pourtant d’intégrer la Police Nationale française, où elle servira pendant sept ans.
C’est sous l’uniforme qu’elle découvre la face sombre d’une institution rigide :
« En école de police, c’est là que j’ai vraiment découvert le racisme et le sexisme bruts. On m’a littéralement craché dessus parce que j’étais une femme et que je refusais de me soumettre. »
Loin d’abdiquer, cette traversée du désert va consolider son besoin viscéral d’indépendance. Tout ce qu’elle bâtira par la suite dans la danse, le management et la télévision se fera à la force du poignet.
Tatouages et censure sociale à Abidjan : « C’est une énorme hypocrisie »
Installée dans le paysage médiatique ivoirien, son style affirmé, sa liberté de ton et ses corps tatoués déclenchent régulièrement des vagues de haine sur la Toile. Une hostilité sélective qu’elle dénonce sans détour :
« Ça me fait sourire. Si je n’avais pas dit aux gens que j’étais Ivoirienne, je n’aurais jamais subi la moitié de ces critiques. C’est une énorme hypocrisie : les mêmes personnes qui me jugent s’enjaillent sur des stars internationales qui en font dix fois plus. Mes tatouages font partie de moi et je ne vais pas changer ma façon d’être pour gérer les émotions des autres. »
L’affaire NCI et Cassandra Assamoi : L’heure de la vérité
Son départ précipité de la chaîne NCI et de l’émission Mood by EK avait fait couler beaucoup d’encre. Accusée de rupture contractuelle puis embourbée dans la polémique suite aux sorties de Cassandra Samoi, Caprice rétablit enfin les faits.
Contestant fermement les prétendues confidences ou révélations sur les coulisses de la chaîne, elle remet les pendules à l’heure :
« C’est totalement faux. Cassandra n’est pas mon amie, c’est quelqu’un que j’ai vu trois fois dans ma vie. Je pense que le but de sa sortie était de toucher Emmanuel, et que je n’ai été qu’un dommage collatéral. Si j’avais réellement voulu balancer les secrets des coulisses de la télévision, ce ne serait certainement pas ce qui serait sorti. »
La justice a tranché : Victoire par K.-O. contre la chaîne
Plutôt que d’alimenter les clashs virtuels, l’animatrice a préféré porter le fer sur le terrain du droit. Accusée d’amateurisme, elle a engagé une bataille judiciaire directe contre le géant audiovisuel. Le verdict est sans appel :
« J’ai attaqué NCI en justice et j’ai gagné mon procès pour renvoi abusif. Pour moi, il s’agissait de défendre mon image professionnelle. On a voulu me faire passer pour quelqu’un de non professionnelle qui ne respecte pas ses engagements. La justice a tranché. »
« Les réseaux sociaux ne sont pas un jeu » : Le cri du cœur d’une mère
Derrière la victoire judiciaire et le personnage public redoutable, la réalité sociale rattrape brutalement la star de télévision. Caprice rappelle avec gravité les dégâts réels provoqués par la culture du boycott et du dénigrement numérique :
« Les réseaux sociaux, ce ne sont pas des jeux. Quand vous détruisez la réputation d’une personne ou que vous la mettez au chômage, cela a des conséquences réelles. Je suis maman solo, je m’occupe seule de mes enfants. On a retiré ce qui payait mon loyer et ce qui nourrissait ma famille. Derrière l’image télé, il y a des vies humaines. »































