La joute verbale autour de la gestion de l’orpaillage clandestin monte d’un cran. Après les déclarations du porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, qualifiant de « malhonnêtes » les critiques émises par l’opposition, la réplique du PPA-CI ne s’est pas faite attendre. Fabrice Lago, cadre du parti de Laurent Gbagbo, est monté au créneau pour répondre fermement aux accusations du pouvoir.
Une dénonciation légitime et sans concession
Face aux reproches du gouvernement accusant l’opposition de politiser le sujet à des fins d’intimidation, Fabrice Lago s’interroge ouvertement sur les réticences du pouvoir : « En quoi dénoncer l’orpaillage illégal ferait-il peur ? »
Pour le cadre de l’opposition, mettre en lumière les ravages écologiques, sécuritaires et économiques de l’orpaillage clandestin relève du devoir citoyen et politique. Loin de s’agir d’une posture de mauvaise foi ou d’une manœuvre d’agitation, ces prises de position visent à pointer du doigt ce que le PPA-CI considère comme une défaillance dans la gouvernance et la protection du territoire national.
Le bras de fer politique se durcit
Cette sortie de Fabrice Lago s’inscrit dans un contexte detension entre le RHDP et l’opposition. Alors que le ministre Amadou Coulibaly défend le bilan et les initiatives de l’État pour juguler ce fléau, les cadres de l’opposition continuent d’exiger des comptes et des résultats concrets face à l’ampleur du phénomène sur le terrain.































