La ville de Ouellé, dans la région de l’Iffou, a vécu des heures particulièrement tendues après la mort brutale d’un jeune maçon de 24 ans. Le drame, survenu au quartier Commerce, a rapidement provoqué une vague de représailles et nécessité l’intervention de la gendarmerie.
La douleur et la colère se sont emparées de Ouellé. Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juillet 2026, K.M., un jeune maçon ivoirien âgé de 24 ans, a perdu la vie après avoir reçu plusieurs coups de couteau.
Selon les informations rapportées par l’Agence ivoirienne de presse et relayées par RTI Info, le drame serait parti d’un différend survenu au cours d’une passe avec une travailleuse du sexe, dans le quartier Commerce.
La jeune femme aurait alors sollicité l’aide de plusieurs de ses collègues. Arrivées en renfort, celles-ci auraient agressé le maçon à l’arme blanche. Grièvement blessé, K.M. n’a malheureusement pas survécu.
Les circonstances exactes de cette altercation restent toutefois à déterminer par les enquêteurs.
La colère gagne les rues de Ouellé
L’annonce de la mort du jeune homme a provoqué une vive émotion dans la ville. Dès 5 heures du matin, plusieurs jeunes ont engagé des représailles contre des lieux connus pour être fréquentés par des travailleuses du sexe.
Trois bâtiments auraient été incendiés. Certaines femmes, qui n’avaient pas réussi à se mettre à l’abri, auraient également été agressées, selon les informations rapportées par KOACI.
En quelques heures, la ville a basculé dans un climat de peur et de confusion. De nombreux habitants, surpris par la rapidité avec laquelle la situation a dégénéré, ont préféré rester chez eux.
Des renforts dépêchés depuis Daoukro
Face à la montée des violences, des renforts de la Gendarmerie nationale ont été dépêchés depuis Daoukro afin de sécuriser la ville, protéger les populations et empêcher de nouvelles expéditions punitives.
Les autorités locales appellent les habitants au calme et à la retenue. Si la mort brutale de K.M. doit être entièrement élucidée et ses responsables traduits devant la justice, elle ne peut justifier des agressions collectives contre d’autres personnes.
La justice ne peut pas être rendue dans la rue, encore moins par le feu et la violence.
À Ouellé, les habitants attendent désormais l’ouverture d’une enquête approfondie pour connaître les circonstances exactes du drame, identifier toutes les personnes impliquées et situer clairement les responsabilités.
Une vie a déjà été perdue. L’urgence est maintenant d’éviter que la colère ne provoque de nouvelles victimes et d’aider la ville à retrouver sa sérénité.































