Le football africain a offert, ce week-end, une image aussi rare que marquante. Lors du match aller du 3e tour des éliminatoires de la Coupe du Monde féminine U20 Pologne 2026 entre l’Ouganda et la Zambie (1-1), une arbitre assistante camerounaise a retenu l’attention bien au-delà du terrain.
Son nom : Adeline Djonreba.
Enceinte d’environ cinq mois, elle faisait partie du corps arbitral de cette rencontre disputée le samedi 7 février au FUFA Technical Centre Stadium de Njeru, près de Kampala. Concentrée, professionnelle, fidèle à son rôle le long de la ligne de touche, elle a officié comme à l’accoutumée, sous les regards intrigués du public et des caméras.
Très vite, les images ont circulé sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions. Certains internautes s’interrogent sur les risques physiques qu’une telle situation pourrait représenter. D’autres y voient un symbole fort : celui d’une femme qui continue d’exercer son métier avec sérieux, malgré une grossesse bien visible, dans un environnement réputé exigeant physiquement.
Au Cameroun, Adeline Djonreba n’est pas une inconnue. En 2025, elle a été élue meilleure arbitre assistante lors de la cérémonie du Ballon d’Or camerounais. Une reconnaissance qui témoigne de son professionnalisme et de son engagement dans l’arbitrage.
Cette scène dépasse le simple cadre sportif. Elle relance, une fois encore, le débat sur la place de la femme enceinte dans le monde professionnel, notamment dans des métiers perçus comme physiquement contraignants. Pour beaucoup, cette image devient un message : la maternité ne rime pas nécessairement avec mise à l’écart.
Sans discours, sans revendication, simplement par sa présence sur le terrain, Adeline Djonreba a posé un acte qui interroge, qui inspire et qui fait parler. Une image forte, capturée au bord d’un terrain de football, mais qui résonne bien au-delà des lignes blanches.
