C’est un véritable coup de massue qui vient de s’abattre sur les principaux prévenus de l’affaire dite du Programme de Promotion de l’Entrepreneuriat Féminin (PPEF). Le tribunal a rendu son verdict : Lionel PCS et Agbré Stéphane, alias Apoutchou National, écopent de lourdes peines de prison ferme et de confiscations massives de leurs biens.
Akobé Lionel PCS : 5 ans de prison et une facture salée
Considéré comme l’un des acteurs clés de cette affaire, Akobé Lionel PCS a écopé de la peine la plus lourde. Le tribunal n’a pas fait de cadeau au prévenu, qui voit son patrimoine grandement amputé par l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués (AGRAC).
Peine de prison : 5 ans de prison ferme (sans mandat de dépôt immédiat). Amende financière : 264 millions de FCFA. Trois véhicules de luxe (déjà vendus par l’AGRAC). L’intégralité de ses comptes bancaires créditeurs.
Dommages et intérêts : 100 millions de FCFA à verser à l’État de Côte d’Ivoire et 100 millions de FCFA à la LONACI (Loterie Nationale de Côte d’Ivoire).
Agbré Stéphane (Apoutchou National) : Le célèbre influenceur lourdement sanctionné. L’onde de choc est tout aussi forte pour la célébrité des réseaux sociaux, Agbré Stéphane, plus connu sous le pseudonyme d’Apoutchou National. Malgré sa notoriété, la justice est restée inflexible face aux chefs d’accusation qui pesaient contre lui.
Peine de prison : 3 ans de prison ferme (sans mandat de dépôt immédiat). Amende financière : 264 millions de FCFA.
Patrimoine immobilier confisqué :
Deux terrains situés à Bingerville. Un terrain situé à Anyama. Un terrain situé à Agboville. Confiscation de ses deux comptes bancaires crédités. À l’instar de son co-accusé, il devra payer 100 millions de FCFA à l’État ivoirien et 100 millions de FCFA à la LONACI.
Ce qu’il faut retenir du verdict
Bien que condamnés à de la prison ferme, le tribunal n’a pas décerné de mandat de dépôt à l’audience contre les deux hommes. Cela signifie qu’ils ne retournent pas immédiatement derrière les barreaux le jour du verdict, laissant généralement la place aux procédures de recours (appel).
En revanche, sur le plan financier et matériel, l’État ivoirien frappe un grand coup en confisquant comptes, voitures de luxe et biens immobiliers, affirmant sa volonté de ne laisser aucun répit aux infractions économiques. L’affaire du PPEF aura définitivement marqué un tournant dans la rigueur judiciaire appliquée aux figures publiques en Côte d’Ivoire.
