À un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, la tension monte sur la scène politique ivoirienne. Le président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a réclamé ce jeudi à Abidjan la suspension immédiate et la reprise à zéro du processus électoral, mais cette fois sans la participation d’Alassane Ouattara.
Un processus électoral contesté
Devant la presse au Plateau II, Affi N’Guessan a dénoncé ce qu’il qualifie de « mascarade électorale », pointant du doigt des irrégularités dans la validation des parrainages exigés pour la candidature à la magistrature suprême.
Selon lui, le Conseil constitutionnel aurait validé un dossier de parrainages qui ne correspond pas à celui soumis par ses équipes à la Commission Électorale Indépendante (CEI). « Plus de 2 000 signatures ont été ajoutées ou manipulées », accuse le leader du FPI, estimant que son honneur et celui de ses militants ont été bafoués.
Affi a d’ailleurs annoncé avoir déposé une plainte contre X, exigeant que toute la lumière soit faite sur ce qu’il considère comme une fraude électorale.
Lors de sa déclaration, le président du FPI a été clair sur ses attentes :
- Suspension immédiate du processus électoral en cours.
- Reprise intégrale des opérations électorales.
- Exclusion d’Alassane Ouattara du processus, qu’il accuse de verrouiller la compétition pour se maintenir au pouvoir.
- Rassemblement de l’opposition autour d’un front uni afin de défendre la démocratie et la transparence du scrutin.
« La Côte d’Ivoire n’est pas un royaume. Le parrainage ne doit pas être une arme d’élimination massive des candidats », a martelé Affi devant un parterre de journalistes et de militants venus lui apporter leur soutien.
Un climat politique de plus en plus tendu
Cette sortie survient alors que le Conseil constitutionnel a rejeté la candidature d’Affi N’Guessan, alimentant un climat de crispation à l’approche du scrutin. Plusieurs figures de l’opposition dénoncent déjà une élection verrouillée et un processus qui manquerait de crédibilité.
La présidentielle du 25 octobre 2025 est considérée comme un moment crucial pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire, dans un contexte où les tensions politiques se mêlent aux attentes sociales et économiques.
Enjeux et perspectives
La demande d’Affi N’Guessan ouvre un nouveau front dans le débat politique :
- La transparence des institutions électorales.
- La crédibilité du système de parrainage.
- La participation équitable de tous les candidats.
Alors que la CEI s’apprête à transmettre la liste définitive des candidats au Conseil constitutionnel, les regards sont désormais tournés vers une opposition qui pourrait resserrer les rangs face à un camp présidentiel déterminé.
