À quelques semaines du scrutin présidentiel de 2025, les spéculations vont bon train. Dans les coulisses de la vie politique ivoirienne, une hypothèse alimente les débats : et si le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) avait déjà prévu le scénario d’une opposition unie autour d’un seul candidat ?
Car l’idée circule depuis plusieurs mois : le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo chercherait à fédérer ses forces avec d’autres partis, dans le but de présenter une candidature unique face au président sortant, Alassane Ouattara. Une stratégie qui pourrait, sur le papier, redistribuer les cartes et rendre le scrutin plus serré.
Mais au RHDP, on semble avoir pris les devants. Selon plusieurs observateurs, le parti au pouvoir aurait déjà peaufiné une stratégie de sortie, destinée à neutraliser ce scénario. Mobilisation massive de la base, structuration des jeunesses, renforcement des alliances locales et mise en avant d’objectifs chiffrés (85 % de participation évoqués par certains cadres) : le dispositif laisse penser que l’éventualité d’un second tour est jugée trop risquée et qu’une victoire « dès le premier coup » est l’option privilégiée.
Derrière ce plan, un message : éviter toute surprise électorale. Pour le RHDP, même un front commun de l’opposition ne devrait pas suffire si l’appareil du parti parvient à transformer sa force organisationnelle en dynamique électorale dès le premier tour.
Reste que l’équation n’est pas sans inconnues. La capacité de l’opposition à réellement s’unir, la mobilisation effective des électeurs et les imprévus de campagne peuvent encore rebattre les cartes. Mais une chose est sûre : le RHDP veut apparaître comme un pas en avance, prêt à déjouer toute stratégie adverse.
