Dans les profondeurs verdoyantes de l’Indénié-Djuablin, Jean-Louis Billon poursuit sa conquête du cœur des Ivoiriens. Loin des projecteurs d’Abidjan, c’est à Transua, Kolia et Koun-Fao que le candidat déclaré à la présidentielle d’octobre 2025 a choisi de poser ses valises, le lundi 30 juin, accueilli par une foule vibrante et des communautés mobilisées.
Un message sans détour à la classe politique : pour Billon, le temps est venu de sortir des tours climatisées pour se confronter aux réalités du terrain. « On ne peut pas comprendre la souffrance des Ivoiriens depuis l’étranger ou depuis Abidjan. Il faut aller à leur rencontre, écouter, voir, toucher », a-t-il lancé à l’adresse de ses pairs. Une déclaration qui sonne comme une critique voilée de certains leaders politiques peu présents sur le terrain.
L’Est, symbole d’un nouveau départ
Cette étape s’inscrit dans une tournée plus large à travers le Grand-Est, entamée dans le Bounkani et le Gontougo. Le choix de cette région ne doit rien au hasard. Pour Jean-Louis Billon, « le soleil se lève à l’Est », une manière poétique d’exprimer son ambition : faire émerger une nouvelle ère politique à partir des zones souvent négligées.
Sur place, les doléances sont nombreuses : chômage des jeunes, coût de la vie, manque d’infrastructures. Des réalités brutes que le candidat dit vouloir intégrer à son programme. Il propose une vision économique fondée sur la création d’industries régionales, capables de transformer les ressources locales et de générer des emplois durables.
Un nationalisme économique pour tous
Face aux attentes des populations, Billon a réaffirmé sa volonté de rompre avec les pratiques d’exclusion politique. « Aucun Ivoirien ne doit être privé d’un emploi parce qu’il pense autrement. Mon engagement, c’est l’équité et la compétence avant tout », a-t-il déclaré, défendant un nationalisme économique ouvert et inclusif.
Il en a profité pour tendre la main à une nouvelle génération de leaders. Pour lui, l’heure du passage de témoin a sonné : « Ceux qui ont dirigé aux côtés d’Houphouët ont fait leur temps. Il faut tourner la page et écrire un nouveau chapitre avec une jeunesse responsable. »
Un entrepreneur pour présider la Côte d’Ivoire ?
Dans un discours aux accents de rupture, Jean-Louis Billon a invité les Ivoiriens à tenter une autre voie. « Vous avez essayé des docteurs, des professeurs, des économistes. Et si vous essayiez un entrepreneur ? » L’homme d’affaires devenu homme politique se positionne ainsi comme le “Plan B”, une alternative crédible au système en place.
Son appel au changement a été chaleureusement accueilli. À Koun Fao , il a été honoré par les chefs traditionnels qui l’ont intronisé sous le nom de Kouassi Manzan 2, un geste fort d’adhésion symbolique. Le chef Kouamé Brou a profité de l’occasion pour faire entendre la voix de sa communauté : demande de forage, école, cour royale et, surtout, une meilleure valorisation des produits agricoles. « Billon est le seul capable de mettre fin à notre calvaire », a-t-il affirmé.
En misant sur une proximité réelle avec les populations, Jean-Louis Billon espère incarner un vent nouveau dans le paysage politique ivoirien. Une campagne résolument tournée vers le terrain, loin des discours aseptisés et des promesses en l’air. Le ton est donné : 2025 pourrait bien marquer le début d’une autre manière de gouverner.
