À l’approche de l’élection présidentielle de 2025, la Coalition pour l’Alternance et la Paix (CAP-Côte d’Ivoire) sort de sa réserve. Dans une déclaration rendue publique ce mardi, la plateforme politique appelle les forces vives de la nation à un dialogue national franc et inclusif, face à ce qu’elle qualifie de « menaces croissantes sur la stabilité démocratique du pays ».
« Le climat politique actuel est préoccupant. L’absence de dialogue véritable, les atteintes aux libertés et la manipulation des institutions risquent de compromettre la paix sociale et la crédibilité du prochain scrutin », a déclaré un porte-parole de la coalition.
Un grand meeting prévu le 31 mai
Pour marquer son engagement en faveur d’une transition pacifique et démocratique, la CAP annonce l’organisation d’un grand meeting citoyen le vendredi 31 mai 2025, à Abidjan. Cette mobilisation se veut un rassemblement de toutes les forces démocratiques, partis politiques, syndicats, société civile et simples citoyens « épris de justice et de liberté ».
Selon les organisateurs, ce meeting visera à :
- – Sensibiliser l’opinion sur les enjeux de la présidentielle à venir,
- – Réclamer des réformes institutionnelles urgentes,
- – Exiger un cadre électoral transparent,
- – Lancer un appel fort au président Alassane Ouattara pour l’ouverture d’un dialogue politique sincère.
Des inquiétudes sur le processus électoral
La CAP-Côte d’Ivoire dit craindre une répétition des tensions passées si des mesures concrètes ne sont pas prises dès maintenant. « Les exclusions arbitraires de certains candidats potentiels, la mainmise sur la CEI, les arrestations de journalistes et d’opposants, et le verrouillage de l’espace médiatique sont autant de signaux alarmants », prévient la plateforme.
Un appel à la responsabilité collective
Face à ces menaces, la coalition appelle la classe politique, les leaders religieux, les chefs traditionnels et la communauté internationale à jouer un rôle actif pour préserver la paix et garantir des élections libres, équitables et apaisées.
« La Côte d’Ivoire ne peut pas se permettre un nouveau cycle de violence. L’histoire nous regarde. Le peuple mérite mieux », conclut le communiqué.
