À l’occasion de son adresse à la Nation, le président Alassane Ouattara a profité de la fête de l’indépendance pour annoncer une mesure significative attendue depuis plusieurs mois par les enseignants : l’augmentation de la prime exceptionnelle, également appelée prime AIP (Appui Institutionnel Pédagogique), versée aux fonctionnaires, y compris le personnel éducatif .
Une réponse claire à une demande ancienne
Depuis le début de l’année 2025, les enseignants, réunis en intersyndicale, réclamaient une revalorisation de leur traitement à travers une prime incitative annuelle estimée à 300 milliards FCFA, traduite en primes mensuelles allant de 150 000 FCFA à 450 000 FCFA selon les grades. Un mouvement de grève a même été lancé en avril, forçant le gouvernement à entamer des négociations via des comités consultatifs.
Ce qu’a annoncé le président
Dans son discours du 6 août 2025, le président a annoncé :
« À partir de janvier 2026, la prime exceptionnelle passera de ⅓ à ⅔ du salaire mensuel, soit une hausse significative des revenus de nos vaillants fonctionnaires et retraités. »
Cette mesure touche directement les enseignants, qui font partie des plus grands effectifs de la fonction publique. C’est donc une réponse directe et concrète aux revendications, même si la prime ne prend pas exactement la forme du montant initialement exigé par les syndicats.
Une avancée, mais pas la fin du débat.
Pour les syndicats, cette annonce constitue un premier pas positif, bien que certains attendent une revalorisation spécifique au secteur éducation-formation, et non une augmentation générale.
Le gouvernement reste engagé dans le dialogue avec les partenaires sociaux, notamment avec les échéances de septembre prévues par le Comité d’analyse.
