C’est une avancée sociale majeure pour des milliers de familles ivoiriennes. Désormais, le décès d’un seul parent suffit pour qu’un enfant puisse bénéficier de la pension d’orphelin, rompant ainsi avec l’ancienne règle qui exigeait la perte des deux parents.
Ce qui change concrètement pour les familles
Auparavant, l’accès à la pension d’orphelin relevait du parcours du combattant, réservé exclusivement aux orphelins de père et de mère. Cette mesure historique vient corriger une injustice sociale en élargissant considérablement le cercle des bénéficiaires :
Que ce soit le père ou la mère, le décès de l’un d’eux ouvre immédiatement le droit à la prestation.
Le droit est garanti, que les parents aient été légalement mariés ou non.
La mesure concerne les enfants de moins de 21 ans dont le parent défunt était affilié à un régime de retraite :
CNPS pour les travailleurs du secteur privé.
IPS-CGRAE pour les fonctionnaires et agents de l’État.
Répartition de la pension : Comment ça marche ?
La réforme fixe des règles claires pour la prise en charge financière des ayants droit : 50 % de la pension du défunt est reversé au conjoint survivant.
50 % restant est équitablement réparti entre les enfants bénéficiaires.
- Un impact multiplié par neuf dès 2026
Les retombées de cette décision gouvernementale sont massives. Alors que le système ne bénéficiait jusqu’alors qu’à moins de 200 enfants sur l’ensemble du territoire, le nombre d’orphelins pris en charge devrait bondir à plus de 1 800 bénéficiaires dès 2026.
Rappel des mesures d’accompagnement
Adoptée en Conseil des ministres le 1er octobre 2025, cette réforme s’inscrit dans un package global de revalorisation sociale comprenant également le doublement de la pension minimum des retraités du secteur privé, passée de 30 000 à 60 000 FCFA.
