La défaite du Sénégal face à la Norvège (3-2) continue de faire couler beaucoup d’encre. Alors que les Lions de la Téranga se retrouvent au bord de l’élimination dans cette Coupe du monde 2026, les critiques se multiplient. Parmi les voix les plus fortes figure celle de Pape Alé Niang, directeur général de la RTS, qui n’a pas hésité à pointer du doigt le sélectionneur Pape Thiaw ainsi que la gestion de la préparation de l’équipe nationale.
Dans une publication remarquée sur X, le journaliste sénégalais s’est interrogé sur la pertinence des choix effectués avant le Mondial. Selon lui, le Sénégal n’a pas suffisamment préparé son rendez-vous mondial face à des adversaires du niveau de la France ou de la Norvège.
« Comment peut-on préparer sérieusement une Coupe du monde avec une poule où il y a la France et la Norvège sans rencontrer une équipe européenne de même calibre ? », a-t-il lancé.
Pour Pape Alé Niang, les matchs amicaux disputés contre les États-Unis et l’Arabie saoudite n’étaient pas suffisamment exigeants pour permettre aux Lions d’aborder sereinement la compétition.
Mais ce n’est pas tout. Le patron de la télévision nationale sénégalaise s’est également montré très critique envers certains choix du sélectionneur. Il évoque notamment la titularisation de joueurs qu’il estime en manque de rythme, alors que des éléments plus frais physiquement sont restés sur le banc.
Les difficultés défensives des Lions renforcent ses inquiétudes. En l’espace de quelques jours, le Sénégal a encaissé neuf buts entre son match amical contre les États-Unis et ses deux rencontres de Coupe du monde face à la France et à la Norvège.
Pour le DG de la RTS, les erreurs de coaching, les changements tardifs et certaines décisions de composition ont lourdement pesé sur les résultats de l’équipe.Son message s’achève sur une note particulièrement ironique :
« Bref, gardons le silence… et contentons-nous de dire : Yalla bakhna. »
Avec zéro point au compteur après deux journées, le Sénégal n’a désormais plus son destin entièrement entre ses mains. Les Lions devront non seulement battre l’Irak lors de leur dernier match, mais également espérer un concours de circonstances favorable pour figurer parmi les meilleurs troisièmes et prolonger leur aventure mondiale.































