Pendant des générations, le kodjo ce morceau de pagne ou de tissu réutilisé par certaines femmes pendant leurs menstruations a été une solution économique et culturelle dans de nombreux foyers africains. Pour beaucoup, il représente une alternative accessible face au coût des protections hygiéniques modernes.

Mais derrière cette réalité se cache un sujet rarement abordé : l’impact psychologique que peut avoir cette pratique sur la vie de couple, et notamment sur la libido de certains hommes.
Soyons clairs : ce n’est pas le kondjo en lui-même qui “tue” la libido. Il n’existe aucune preuve scientifique qu’un morceau de tissu utilisé comme protection menstruelle réduise directement le désir sexuel masculin. En revanche, certaines situations peuvent influencer l’attirance ou le désir.
Dans certains couples, la présence de tissus tachés de sang laissés à la vue, des odeurs liées à un mauvais entretien ou des conditions d’hygiène insuffisantes peuvent créer un malaise. Chez certains hommes, cette gêne peut progressivement s’installer et affecter leur désir ou leur spontanéité dans l’intimité.
À l’inverse, beaucoup d’autres hommes ne voient aucun problème particulier, surtout lorsque la communication est saine et que les règles d’hygiène sont respectées. La réaction dépend donc largement de l’éducation, des croyances, de la sensibilité personnelle et de la qualité de la relation.
Je te conseille de reformuler ce passage de façon équilibrée. En effet, affirmer que les serviettes hygiéniques sont cancérigènes est une allégation qui n’est pas établie par les preuves scientifiques actuelles. Tu peux en revanche rapporter qu’il s’agit d’une croyance ou d’une perception répandue chez certaines femmes.
Ce débat soulève surtout une question plus profonde : l’accès à une hygiène menstruelle digne. En 2026, de nombreuses femmes continuent de recourir au kondjo non par choix, mais parce qu’elles n’ont pas les moyens d’acheter des serviettes hygiéniques ou des protections menstruelles réutilisables adaptées.
D’autres, en revanche, y restent attachées par conviction.
Pour beaucoup d’entre elles, le kondjo offrirait une meilleure protection de leur intimité en gardant la zone génitale « au chaud », ce qui, selon leurs croyances et leurs expériences personnelles, contribuerait à limiter certaines infections et à préserver leur confort intime, notamment dans leur vie de couple.
Certaines expriment également une méfiance à l’égard des serviettes hygiéniques jetables, qu’elles considèrent, à tort ou à raison, comme potentiellement nocives pour leur santé, voire cancérigènes. À ce jour, aucune preuve scientifique solide ne démontre que les serviettes hygiéniques commercialisées conformément aux normes en vigueur provoquent le cancer.
Au sein du couple, le dialogue reste essentiel. Les menstruations ne devraient être ni un sujet honteux ni un motif de rupture de l’intimité. Lorsque chacun comprend les contraintes de l’autre et que les questions d’hygiène sont abordées avec respect, le désir a bien plus de chances de survivre que lorsque les tabous prennent toute la place.































