Le rap ivoirien bouge. De nouveaux visages montent en puissance, pendant que d’autres artistes essayent de rester en haut. Voici trois réalités qui reflètent ce changement, même si elles ne plaisent pas à tout le monde.
Himra : Le rappeur du moment
Il suffit de faire un tour sur YouTube, TikTok ou Spotify pour s’en rendre compte : Himra est partout.Il totalise plus de 217 millions de streams et a 2,35 millions de fans qui le suivent en ligne. Ses titres comme « Number One » ou « Bâton non non » explosent les compteurs, avec des dizaines de milliers d’écoutes chaque semaine.
Il est aussi l’artiste francophone d’Afrique de l’Ouest le plus écouté en 2024, avec plus de 50 millions de streams en une seule année. Que ça plaise ou non, Himra est aujourd’hui le plus populaire du rap ivoirien.
Didi B : le plus complet
Depuis la fin de Kiff No Beat, Didi B continue de briller en solo. Il sait changer de style sans perdre la qualité : afro, trap, drill, même un peu de zouglou revisité… Il s’adapte à tout.
Son album MojoTrône II a fait plus de 80 millions de streams et 12 000 CD physiques vendus, un record aujourd’hui. Il est même plus écouté en France qu’en Côte d’Ivoire**, ce qui montre qu’il dépasse les frontières.
Didi B est sans doute l’un des artistes les plus solides et stratégiques du game.
Suspect 95 : en perte de vitesse ?
Il a marqué les esprits avec le « syndicat », ses punchlines et ses gros clips. Mais aujourd’hui, l’engouement autour de Suspect 95 semble un peu retombé.
Même s’il a décroché un Disque d’Or pour son album Société Suspecte, ses dernières sorties comme « Promesses » (1,3 million de streams) n’ont pas eu le même impact qu’avant.
Il garde une base de fans fidèle, mais avec les jeunes artistes qui arrivent fort, il devra peut-être se renouveler pour garder sa place dans le top.
En clair : le podium bouge
Le rap ivoirien ne dort pas. Himra domine l’actu, Didi B reste la référence, et Suspect 95 traverse un tournant. Ce n’est pas une guerre, c’est juste l’évolution naturelle du game. Et comme toujours dans la musique, c’est le public qui décide.
