Un vol spécial affrété en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a permis le retour volontaire de 154 migrants ivoiriens en provenance de la Tunisie, le jeudi 11 septembre 2025. Cette opération s’inscrit dans le cadre du Programme d’Aide au Retour Volontaire et à la Réintégration (ARVR), soutenu par l’Union européenne et la Suède.
Une opération coordonnée et humaine
Arrivés à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, les rapatriés ont bénéficié d’un accueil institutionnel comprenant :
- des examens médicaux et un suivi sanitaire,
- un profilage socio-professionnel pour préparer leur réinsertion,
- une aide financière immédiate pour répondre aux besoins urgents.
En amont, l’OIM et ses partenaires avaient également mis en place un accompagnement psychologique, social et logistique pour préparer le retour des migrants, souvent en situation de vulnérabilité en Tunisie.
Des témoignages poignants
Certains migrants ont décrit un quotidien marqué par la précarité et le harcèlement.
« Là-bas, on était stressés, dérangés en permanence. Aujourd’hui je suis heureux de rentrer chez moi », témoigne Sidibé Bangali, l’un des bénéficiaires de cette opération.
D’autres, comme Emma, expliquent que vivre sans papiers en Tunisie était devenu « impossible », en raison des contrôles policiers répétés et du climat d’insécurité.
Engagement de l’État ivoirien
Le ministère délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur a réaffirmé la priorité accordée à la protection des ressortissants ivoiriens à l’étranger. Ces rapatriements volontaires s’inscrivent dans une politique nationale visant à :
- offrir une alternative digne aux migrations irrégulières,
- renforcer la coopération avec les pays d’accueil,
- soutenir la réinsertion socio-économique des migrants de retour.
Un enjeu majeur pour la réinsertion
Si ce retour constitue un soulagement pour de nombreux Ivoiriens, le défi demeure celui de leur réintégration durable. Formation professionnelle, accès à l’emploi et accompagnement psychosocial seront essentiels pour éviter que ces migrants ne repartent vers de nouvelles aventures périlleuses.
Avec cette nouvelle opération de rapatriement volontaire, la Côte d’Ivoire et ses partenaires internationaux envoient un signal fort : l’accompagnement des migrants ne s’arrête pas aux frontières, mais se poursuit jusque dans leur réinsertion au pays.
