À 32 ans, Serge Aurier semble n’avoir rien perdu de son goût pour les virages inattendus. Libre depuis son départ de Galatasaray, l’ex-capitaine des Éléphants est en passe de relever un défi aussi surprenant que déroutant : signer avec le Persepolis FC, l’un des plus grands clubs iraniens.
Une information confirmée par l’Iranian Students’ News Agency, qui précise que le défenseur ivoirien a obtenu son visa et a déjà rejoint le stage de préparation de l’équipe actuellement basé en Turquie. Seule condition avant officialisation : passer la traditionnelle visite médicale. Si tout se passe comme prévu, Aurier s’engagera avec le champion en titre de la Persian Gulf Pro League, dans un environnement footballistique totalement inédit pour lui.
Une trajectoire toujours hors des sentiers battus
Du RC Lens à Galatasaray, en passant par Toulouse, le PSG, Tottenham, Villarreal et Nottingham Forest, Serge Aurier a toujours été un joueur à part. Son parcours, jalonné de coups d’éclat, de polémiques et de come-backs, reflète à la fois son talent brut et son tempérament bouillant.
On se souvient de son passage houleux à Paris, marqué notamment par une mise à l’écart retentissante suite à des propos controversés envers Laurent Blanc. Mais Aurier a toujours su rebondir. À Tottenham, il a disputé plus de
Persepolis, une étape inattendue mais stratégique ?
En rejoignant le Persepolis FC, Aurier s’engage dans une aventure loin des projecteurs européens. Pourtant, ce choix pourrait bien relancer une fin de carrière qui semblait s’essouffler. Le club, souvent engagé en Ligue des Champions asiatique, offre une visibilité régionale importante et un cadre compétitif. De plus, avec un effectif relativement jeune, le technicien Vahid Hashemian pourrait s’appuyer sur l’expérience d’un joueur aussi capé qu’Aurier (93 sélections avec la Côte d’Ivoire).
Une déclaration qui fait sourire
Ironie de l’histoire : il y a quelques semaines, Serge Aurier affirmait préférer « ne pas manger que signer à l’OM ». Il ne signera donc pas à Marseille, mais bien à… Téhéran. Une pirouette dont seul le natif d’Ouragahio a le secret, et qui alimente encore un peu plus le mythe d’un joueur au parcours imprévisible.
Reste désormais à savoir si cette étape orientale sera celle du renouveau pour Aurier ou simplement un dernier baroud d’honneur. 100 matchs et s’est imposé comme l’un des meilleurs latéraux de Premier League à son apogée.
