La Coupe du monde 2026 pourrait déjà prendre fin pour Sabri Lamouchi… du moins sur le banc de la Tunisie.
Corrigés 5 buts à 1 par la Suède lors de leur entrée en lice, les Aigles de Carthage traversent une véritable zone de turbulences. Une humiliation qui rappelle forcément aux supporters ivoiriens le fameux Côte d’Ivoire – Guinée équatoriale (0-4) de la CAN 2024, match qui avait coûté son poste à Jean-Louis Gasset.
À l’époque, beaucoup pensaient que l’aventure des Éléphants était terminée. Quelques semaines plus tard, la Côte d’Ivoire soulevait pourtant le trophée continental. En Tunisie, les supporters espèrent aujourd’hui un miracle similaire, mais pour Sabri Lamouchi, le temps semble déjà compté.
Après la lourde défaite face à la Suède, l’ancien sélectionneur des Éléphants a tenté de garder son calme en conférence de presse.
« La qualité individuelle a fait la différence. Nous avons commis des erreurs individuelles que les Suédois ont su exploiter », a expliqué le technicien franco-tunisien.
Des explications qui peinent toutefois à convaincre. Depuis le coup de sifflet final, les critiques pleuvent sur les réseaux sociaux et dans les médias tunisiens. Plusieurs observateurs estiment que les choix tactiques du sélectionneur ont largement contribué au naufrage.
Selon plusieurs médias tunisiens, dont Jawhara FM et Mosaïque FM, la Fédération tunisienne se serait déjà réunie afin d’évaluer la situation. Plus surprenant encore, le nom d’un éventuel remplaçant circule déjà avec insistance.
Mondher Kebaier, actuel directeur technique national, serait pressenti pour reprendre les commandes. En attendant une décision officielle, l’ancien capitaine tunisien Wahbi Khazri pourrait même assurer l’intérim.
Nommé seulement en janvier dernier avec un contrat courant jusqu’en 2028, Sabri Lamouchi pourrait ainsi réaliser un triste exploit : être l’un des premiers sélectionneurs remerciés après seulement un match dans cette Coupe du monde 2026.
Comme Jean-Louis Gasset après la débâcle face à la Guinée équatoriale, Lamouchi découvre qu’en sélection nationale, certaines défaites valent parfois plus qu’une élimination.
La question est désormais simple : la Tunisie va-t-elle imiter la Côte d’Ivoire en changeant de sélectionneur en pleine compétition… ou choisir de maintenir sa confiance à Sabri Lamouchi malgré la tempête ?































