Onze personnes ont été arrêtées en Serbie en lien avec l’affaire des têtes de cochon déposées devant des mosquées en région parisienne début septembre. La police serbe a annoncé ces arrestations ce lundi 29 septembre, près de trois semaines après les faits qui avaient suscité une vive émotion en France.
Des actes haineux coordonnés
Les suspects sont soupçonnés d’avoir participé à plusieurs actions en France et en Allemagne « incitant à la haine », précise la police. Parmi ces actes :
- Le dépôt de têtes de cochon devant des mosquées franciliennes, un geste particulièrement offensant pour la communauté musulmane ;
- L’attaque au jet de peinture verte de sites mémoriels et religieux, dont le Musée de l’Holocauste, plusieurs synagogues et un restaurant juif.
Ces actes s’inscrivent dans un contexte plus large de violences ciblant des sites religieux et culturels, qui avaient déjà conduit à l’arrestation de trois ressortissants serbes en France à la suite de l’attaque au Musée de la Shoah et dans d’autres lieux en mai dernier.
Un suspect clé en fuite
Selon le ministère de l’Intérieur serbe, ces 11 individus auraient été encadrés par un autre ressortissant serbe « actuellement en fuite » et « agissant sous les instructions d’un service de renseignement étranger », sans que la nationalité de ce dernier ne soit précisée.
Des réactions indignées
Au total, neuf têtes de porc avaient été découvertes début septembre devant les mosquées de la capitale et de la région parisienne, provoquant l’indignation des fidèles et des autorités. Ces actes, symboliquement lourds de sens dans l’islam, viennent rappeler la persistance de la haine religieuse ciblée et la nécessité d’une coopération internationale pour lutter contre ces réseaux.

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