Ce lundi 28 juillet 2025, le tribunal de première instance du Plateau a condamné à 15 ans de prison ferme l’ancien aide de camp de Guillaume Soro, le commandant Abdoulaye Fofana.
Arrêté en mai 2022 à Abidjan après trois années d’exil en France, il était poursuivi pour « actes terroristes » et « complot contre l’autorité de l’État » en lien avec les violences post-électorales de 2020 qui avaient fait officiellement 85 morts et près de 500 blessés.
Le parquet l’accuse d’être revenu clandestinement en Côte d’Ivoire via le Burkina Faso avec de faux documents pour préparer des actions de déstabilisation. Des accusations que l’ancien officier des Forces républicaines de Côte d’Ivoire rejette, pourraient être rentré uniquement pour « dire adieu à son père mourant ».
Plusieurs autres prévenus ont été jugés dans le même dossier : des peines allant de 3 à 10 ans ont été prononcées, notamment contre sa compagne et une ex-employée de l’aéroport d’Abidjan.
Pour Me Kadidja Touré, avocate de l’accusé, ce procès n’avait qu’un objectif : frapper les proches de Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale condamné à perpétuité et en exil depuis 2019.
« Ce dossier est vide et repose sur des rumeurs », at-elle dénoncé.
Cette décision judiciaire intervient dans un climat politique sous tension à quelques mois de la présidentielle de 2025, où plusieurs anciens alliés de Soro font face à des poursuites judiciaires.
