Après six années de sacrifices, Pratik Joshi contemplait d’un regard ému le selfie familial : lui, Radha, leur petit Dev et les jumeaux Aarav et Arjun, tous littéralement prêts à décoller vers leur futur commun à Londres. Komi, sa femme, venait de démissionner de son poste de médecin en Inde. Les bagages étaient bouclés, le cœur palpitant de joie à l’idée de reconstruire leur vie, ensemble, en Europe.
Le 12 juin, la famille monta à bord du vol AI 171 d’Air India. Ce matin-là, la cabine bourdonnait d’optimisme et de rires feutrés. Mais cinq minutes après le décollage, tout bascula.
L’avion perdit rapidement de l’altitude, un appel MAYDAY retentit, puis… le silence. L’appareil s’écrasa dans un dortoir voisin. Plus personne ne déchira le silence qui suivit. Dans l’embrasement, leurs rêves se sont envolés… et la Terre a repris un poids trop lourd à porter.
Aucun d’eux, pas même les jumeaux, n’en est revenu. En une seconde, des vies pleines de promesses ont été arrachées. Les voisins, les secouristes… tous furent confrontés à une vision d’horreur, une scène figée dans un souvenir collectif de cendres, de sang et de structures calcinées.
Ce selfie, cette image pleine d’espoir… elle est aujourd’hui plus qu’un cliché : elle est un testament douloureux de toute une famille emportée vers l’infini. Leur rêve d’un « deuxième souffle » à Londres s’est fracassé, laissant derrière eux une douleur sans fond pour leurs proches.
