Société

Violences à Yopougon : 11 personnes interpellées

Dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 août 2025, aux alentours de 23 h, des violences urbaines ont éclaté dans la commune de Yopougon, située à l’ouest d’Abidjan. Un bus de la SOTRA a été incendié et un véhicule de la police secours lourdement endommagé par un groupe d’individus masqués et armés.

Onze personnes ont été appréhendées, dont deux arrêtées sur place, les autres encore auditionnées par le procureur de la République.

Le Dimanche 3 août 2025, le Général Vagondo Diomandé a pris la parole pour commenter ces événements. Il a présenté les faits comme des tentatives de déstabilisation, qui visaient à « créer la psychose au sein des populations », à quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre.

Grâce à des renseignements crédibles et une préparation réactive des forces de sécurité, ces individus ont pu être rapidement interpellés. Une vidéo diffusée à la RTI présente un des suspects confessant son implication, ce qui selon le ministre, prouve que les aveux ont été obtenus en toute légalité.

Selon le ministre, aucune interpellation n’est pratiquée de manière arbitraire en Côte d’Ivoire aujourd’hui. Depuis 2011, toutes les procédures sont judiciarisées, mettant fin aux pratiques extrajudiciaires qui ont marqué certaines périodes sombres du pays .

Il insiste sur le professionnalisme des forces de sécurité ivoiriennes, désormais bien organisées, formées et dotées de moyens adéquats, capables d’anticiper ou de contenir toute menace tout en respectant les droits humains .

Le ministère a lancé un avertissement ferme aux instigateurs et complices : « force restera à la loi ». Tous ceux impliqués seront recherchés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes, dans le strict respect de l’État de droit

Ces incidents surviennent dans un contexte politique tendu, à quelques mois de l’élection présidentielle prévue le 12 octobre 2025, marquée par l’exclusion de plusieurs figures de l’opposition, dont l’ancien président Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam .

L’arrestation de six responsables du parti PPA‑CI, dénoncée par le parti comme « arbitraire », a été rejetée par le gouvernement, qui affirme que les procédures respectent la loi. Le ministre a rejeté les critiques sur ces arrestations, affirmant : « dans notre pays, aucune arrestation ne se fait de manière arbitraire »

Le gouvernement occupe une position ferme : ces violences sont considérées comme des actes de déstabilisation planifiés, et la réponse a été rapide et encadrée légalement. Le ministre de l’Intérieur tient à rassurer sur la capacité des forces à préserver l’ordre tout en respectant les procédures démocratiques. L’appel est lancé aux populations et acteurs politiques à rester responsables pour maintenir la paix nationale.

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